Pop / Rock

Gunwood explosif au Café de la Danse

Gunwood explosif au Café de la Danse

14 avril 2018 | PAR Laetitia Zicavo

Le Café de la Danse hier nous a offert un moment de plaisir exceptionnel, un moment de joie intense comme il en existe peu. La salle, pleine à craquer, était venue acclamée le groupe folk-rock Gunwood, épaulé en première partie par un trio féminin au talent certain, les Fierce Flowers.

Les trois jeunes femmes de Fierce Flowers entament une soirée aux accents folks avec leur répertoire qui rend hommage à la country américaine. Alternant le français et l’anglais, le trio nous présente des titres riches en harmonies. La voix délicate de Léopoldine Guillaume résonne. Malgré un incident de corde, la guitariste assure avec humour. Julia Zech, jouant tantôt du violon, tantôt du banjo, à son tour brille sur le titre Papa’s Gonna Work grâce à sa voix riche en sonorités blues. Shushan Kerovpyan à la contrebasse complète le trio magnifiquement. Un très bon moment passé avec elles.

C’est au tour de Gunwood de monter sur scène. Ce soir, ils jouent à guichet fermé. Leur passion de la musique transpire de leur performance scénique exceptionnelle. Joao Francisco « Jeff » Preto n’est pas surnommé « l’animal » par ses collègues pour rien. Jouant à la fois de la basse, de l’harmonica, du banjo et des percussions, il se donne à fond sur scène et vit ce moment intensément. David Jarry Lacombe, « la machine », joue de la batterie et du clavier, quand il n’épaule pas le groupe avec des chœurs superbes. Enfin, Gunnar Ellwanger, chanteur à la voix délicieusement éraillée, se lance dans des impros de guitare de folie. Sur Traveling Soul, titre éponyme de leur album, le trio nous offre un shot d’énergie jouissif qui se prolonge avec des titres comme Swimming ou Daydreams. Ils savent nous tenir en haleine avec des sons aux influences multiples allant du blues américain au rock des années 90 en passant par de la folk country.
Les trois compères ont un talent indéniable et une réelle capacité à intéragir avec le public, que ce soit musicalement ou en le faisant participer à coup de « da da da » (« là là là » en allemand) sur le magnifique Rainchild.
Les guests se succèdent puisque après un morceau joué avec trois des membres du groupe Electro Deluxe, c’est au tour de Ben l’Oncle Soul de monter sur scène à leurs côtés pour chanter More. Soul et rock se mélangent à merveille sur ce morceau tout en douceur aux sonorités qui rappellent The Fray. Une surprise se glisse dans les titres interprétés: une étonnante reprise de Girls just want to have fun de Cyndi Lauper bien différente de l’original mais avec un charme rock certain.
Visiblement touché de se produire dans la salle parisienne, Gunnar avoue son émotion et ce n’est pas un, mais deux rappels que nous offre le groupe, le public ne les laissant pas partir si vite. Le clou du spectacle : Electro Deluxe et Ben l’Oncle Soul sont de retour sur scène pour conclure un concert mémorable.


Photos: Gunwood en live © G.A.B
Gunwood live à la Maroquinerie © Vincent Le Gallic
© Roxane Moreau

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Laetitia Zicavo

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