Pop / Rock

[DVD] « Live in Cork » de Rory Gallacher

[DVD] « Live in Cork » de Rory Gallacher

19 octobre 2013 | PAR Jean-Christophe Mary

Rory Gallagher Live In Cork DVD sleeve (lr)Ce document produit et enregistré en 1987 à l’Opéra de Cork par la Télévision irlandaise est un vibrant hommage au guitariste et chanteur Rory Gallagher.

Si ses albums n’ont jamais caracolé en tête des hit parade, nombre de ses chansons ont reçu des critiques élogieuses, et son jeu a reçu le respect et la reconnaissance méritée du public (20 millions d’albums écoulés) de ses pairs musiciens Eric Clapton, Jeff Beck ou Jimmy Page.

Parmi les guitar heroes des 60’s et des 70’s, Rory Gallagher était un instrumentiste unique au jeu absolument incroyable. De 1966 à 1995, cette fine lame de la six cordes a construit un fougueux répertoire blues rock fermement ancré dans le hard rock, le folk et le rythm and blues. Comparé aux autres instrumentistes britanniques de l’ époque, il possède un style roots plus marqué, plus racé.

Ces images d’anthologie sont importantes pour au moins plusieurs raisons. C’est la première fois que l’irlandais revient dans la ville depuis des années, c’est le retour d’un héros conquérant, bien décidé à marquer les esprits par son mix de blues rock, rhythm and blues et hard rock, chauffé à blanc au rock’n’roll qui est alors sa marque de fabrique. Entouré de Brendan O’Neill (batterie ) et Gerry McAvoy (basse ) et Marc Feltham (harmonica) le guitariste chanteur livre ici une prestation particulièrement habitée.

Sur la scène, le chanteur à la voix gutturale envoie avec bonheur ces riffs carrés au son immédiatement identifiable, avec ce balancement du corps, la tête renversée en arrière et guitare pointée au ciel. Les versions de « Continental OP, Tatto Lady, Out On The Western Plain ou Shadow Play » livrées ce jour là, sont un grand moment de rock’n’ roll. Ici le son rustique de sa stratocaster résonne brut de décoffrage que ce soit dans les riff de hard rock de « Continental op » ou le jeu plus funky de « Don’t Start Me Talkin ». De bout en bout, l’homme fait corps avec l’instrument comme le révèlent les images gros plans.

Mais l’année 1987 est aussi une époque charnière qui se situe juste avant sa longue descente aux enfers de l’alcool. Depuis sa mort en 1995, on comprend mieux pourquoi Rory Gallagher est devenu un artiste culte, pourquoi le nombre des fans ne cesse de grossir au fil du temps.

Tracklist

1) Continental Op
2) Tattoo’d Lady
3) Don’t Start Me Talkin’
4) I Ain’t No Saint
5) Follow Me
6) When My Baby She Left Me
7) Off The Handle
8) Out On The Western Plain
9) Wanted Blues
10) The Loop
11) Shadow Play
12) Messin’ With The Kid
13) Loanshark Blues

Visuel : (c) pochette du dvd

Playlist de la semaine (38)
[Live report] Sublime et grisant orchestre de Paris.
Jean-Christophe Mary

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