Pop / Rock
Counting Crows « Somewhere Under Wonderland »

Counting Crows « Somewhere Under Wonderland »

07 octobre 2014 | PAR Jean-Christophe Mary

Si vous avez succombé à l’énergique hit du groupe californien, « Mr Jones »,» qui avait inondé les ondes en 1994, vous serez ravis de retrouver le sextet de San Francisco avec toujours autant de ferveur autour de ce nouveau projet musical.

Vingt  ans après ce succès planétaire et six albums, Adam Duritz, toujours doté de  ses légendaires dreadlocks, revient avec ce tout nouveau tout chaud « Somewhere Under Wonderland » aux sonorités classic rock qui avaient posées les bases de leur succès. Le groupe de San Francisco confirme son talent pour l’écriture de hits pop rock imparables qui devraient une nouvelle fois séduire le plus grand nombre. Sur « Scarecrow « on retrouve les ambiances pop rock que l’aime chez REM, Tom Petty, Van Morrisson ou les Wallflowers, ces arrangements efficaces, qui faisaient la joie des teenagers au début des années 90. Voilà un rock américain organique et intellectuel qui prend solidement appui sur le folk, la country et le rock’n’roll des 70’s. Les musiciens élaborent leur musique avec une recette toute simple : des sons de guitares clairs et carillonnants pour les couplets, qui mettent en valeur tout le lyrisme des voix, pour finir par un empilage successif de guitares slide et de voix enflammées sur les refrains. Dès le premier titre, ça commence très fort. La mélodie de « Elvis went To Hollywood» parait fragile et puissante à la fois, et les harmonies vocales semblent planer en apesanteur au dessus de la toile sonore métallique. Cela faisait longtemps que l’on avait entendu ce mélange de force et volupté sucrée. Le reste de l’album est calibré sur le même modele : les guitares se télescopent, les pianos bastringuent en acoustique derrière une rythmique furieusement groovy. A noter aussi de poignantes ballades telle ce « Possibility Days » qui vous prend aux tripes. A mi chemin entre rock, folk et pop, les textes bien ficelés donnent aux compositions un caractère mûr et abouti. En bonus, les versions guitare voix de « Earthquake Driver et Scarecrow « toniques et habitées.
Vingt ans après, Counting Crows fait partie de ces vieux briscards qui perpétuer la tradition du « classic rock » . Nous n’allons pas nous en plaindre…

Jean Christophe Mary

Palisades Park
Earthquake Driver
Dislocation
God Of Ocean Tides
Scarecrow
Elvis Went To Hollywood
Cover Up The Sun
John Appleseed’s Lament
Possibility Days
Earthquake Driver (demo)
Scarecrow (demo)

Ben Affleck : son coup de gueule contre l’islamophobie
[Interview] Olivier Nusse, directeur général du groupe Mercury « On vend du rêve, on est des générateurs d’émotion »
Jean-Christophe Mary

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture