Pop / Rock
Brive Festival : Les stars de la musique étaient à Brive-la-Gaillarde !

Brive Festival : Les stars de la musique étaient à Brive-la-Gaillarde !

25 juillet 2022 | PAR La Rédaction

Pour la 4e soirée de clôture, la scène du Brive Festival, plantée en bord de Corrèze, aura accueilli 7.500 spectateurs avec les concerts de Gaëtan Roussel, Calogero et Kungs.

Par Karine Dessale

Forte en émotion, avec des artistes et des groupes généreux, qui semblaient heureux de se produire dans ces conditions corréziennes, en interaction permanente avec un public à portée de main, conquis, réactif, et plein de sourires. A observer le feu dans la foule, l’envie pour eux de prendre tout l’amour exprimé par leurs fans était palpable, la crainte du Covid reléguée en arrière-plan.

Des artistes à couper le souffle

De ce moment estival, 37 degrés à l’ombre, il faudra se souvenir du rock tendre de Gaëtan Roussel, le chanteur de Louise Attaque, tout en poésie. Il a choisi de monter sur scène en traversant la fosse sous le charme, emportant toutes les générations présentes, leur parlant les yeux dans les yeux, puis chantant avec cette voix si caractéristique qui articule avec soin chaque mot pour mettre sa beauté en exergue. Son show était puissant, avec des titres phares : J’t’emmène au vent, Ton invitation, Dis-moi encore que tu m’aimes et Help Myself, dans une sublime version Live pour signer sa sortie dans une énergie festive.

Puis, Calogero était attendu à 21h, d’autant qu’il avait été plébiscité par les Brivistes, sollicités sur les réseaux sociaux en amont du Festival. Selon le site de La Montagne, il a toujours été classé « dans le »top 5″ des noms les plus cités », parmi les artistes qu’ils aimeraient voir en Live, chez eux. Près de 3 ans après l’énorme succès du Liberté Chérie Tour, joué devant plus de 400.000 spectateurs, il était bien présent hier soir pour un concert dense, d’une grande sensibilité. C’est que le délicat Calogero donne, embrasse, interpelle toujours autant, avec des thématiques puissantes, qui laissent rarement indifférent. L’entrée de « Calo » avec « Je joue de la musique » a posé le cadre d’une prestation magnifique, accompagnée de musiciens super talentueux, qui ont envoyé autant que s’ils avaient joué au Stade de France. Ensuite, « Un jour au mauvais endroit », lors de laquelle l’artiste a tenu à remémorer la thématique de son texte, « malheureusement toujours d’actualité », et a encouragé les spectateurs à crier « Plus jamais ça » à de nombreuses reprises. Mais également « Yalla », « C’était mieux après » (plus récent), une incroyable version de « Face à la Mer » et pour finir « En apesanteur » seul à la guitare sèche, offert après plusieurs rappels d’une foule qui ne voulait pas le laisser partir…

Enfin, pour clôturer l’aventure, les platines du jeune DJ prodige Kungs, digne héritier Toulonnais de la French touch, ont été installées. Autant dire que les jeunes Brivistes arrivés plus tardivement en nombre sur le site du festival attendaient la star internationale avec impatience. Ils suivent sa trajectoire en traînée de poudre depuis 2016, lorsque Valentin Brunel (son vrai nom) a eu la bonne idée de diffuser son track « This girl », fabriqué dans sa chambre, et qui est devenu un tube planétaire en quelques jours. Il a partagé hier soir avec les Brivistes auprès desquels il avait fait l’un de ses premiers concerts en 2017 des titres plus redoutables les uns que les autres, issus de son premier album Club Azur, dont le succès sera forcément incontournable.

Une édition exceptionnelle

Quatre jours que la fête a battu son plein en terres corréziennes, 20 heures de concert cumulées, 50.000 visiteurs et une dizaine de têtes d’affiche nationales et internationales à couper le souffle, et des jeunes pousses de la région, pour le plus grand bonheur des festivaliers. De Clara Luciani, Julien Doré, Hatik, Selah Sue à l’ouverture des festivités assurée par les célèbres californiens Black Eyed Peas, suivis de Synapson et James BKS, sur le site un peu plus excentré que les années précédentes, au parking des 3 provinces. Vendredi, Clara Luciani et le rappeur Hatik, mais surtout Julien Doré, « le meilleur concert des trois premiers jours », selon Mathias, un festivalier enthousiaste. Il raconte que le chanteur a « beaucoup joué avec son public, pas moins de 10.000 personnes, donnant la météo à Brive sur un fond vert, avec énormément d’interactions pendant tout le concert… ». Samedi, les mélomanes se sont régalés avec l’incontournable M, Mathieu Chedid, et ont entonné « Dans ta radio », son dernier hit enivrant, apprécié des jeunes et de leurs aînés, sans distinction, dans une transe amicale sans protocole.

La 18e édition du Brive Festival semble bien être parvenue à l’âge de la maturité, c’est confirmé ! Avec une prouesse, car il ne laisse personne sur le bas-côté et emporte parents, ados et adultes dans ses bras, pour nourrir leurs fabriques à souvenirs. Une organisation sur roulement à billes, digne des plus grands événements musicaux nationaux, qui revendique un esprit familial sécurisant, assez féminin, où les spectateurs profitent seulement de la qualité des shows sans se soucier de quoi que ce soit d’autre. La culture est définitivement regardée sous son meilleur profil à cet endroit inattendu du monde, éloignée des grandes métropoles françaises. Une vraie réussite pour Elise Dunaud, directrice adjointe de Festival Production et du Brive Festival, qui confirme que l’organisateur (groupe de média Centre France et Vivendi depuis 2017) a su développer progressivement le Festival en explorant de nouvelles offres, notamment en post-Covid, pour se réinventer depuis ses débuts avec la proposition d’actions innovantes mises en place pendant l’été 2020, sans oublier les jeunes talents locaux. Un grand bravo !

 

Visuel : ©Pixeline Photos

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