Musique
Balthazar, sans surprise un régal

Balthazar, sans surprise un régal

08 novembre 2021 | PAR Pierre Pouj
Cela devient une habitude, mais Balthazar était de retour dans la capitale, à l’Olympia cette fois-ci, dans un concert réussi pour présenter un album qui l’est tout autant.
 

Un album comme on les aime

 
Ça n’arrivera jamais. On ne prendra jamais le quintet Balthazar à réaliser un mauvais album. Et c’est un peu une chance, pour être honnête. Avec Sand, sorti en février, suivi d’une version live de certains tracks dans Sand Castle Tapes, Balthazar remet le couvert. Produisant un album complet, avec les ingrédients qui font la force du groupe. Des harmonies vocales côtoient des mélodies rock indé. A l’inverse des précédentes sorties, les claviers dominent les guitares, toujours agrémentés d’une basse massive et d’instruments à vent ou à cordes, les morceaux s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. En effet, la force du groupe repose sur une identité solide, reconnaissable entre mille. Et pourtant, de cette base, ils paraissent avoir trouver une multitude de filons intarissables. Les voilà, enchaînant les airs entraînants, entrecoupés de morceaux plus calmes et progressifs. Cette fois-ci, l’album paraît peut être un peu plus noir que les précédents, mais ça n’est pas pour nous déplaire. La recette continue à faire mouche, et continuera pendant encore longtemps, croisons les doigts.
 

 

Whispering Sons ouvre le bal…

 

Pour ouvrir ce concert, nous avons le droit à un choix intéressant. Un autre quintet belge se charge de chauffer les planches. Dans une veine totalement différente de Balthazar, voici Whispering Sons. D’une mouvance post punk bien noire prononcée, le groupe tabasse. Changements de rythme, basse saturée, batterie simple typique du style et guitare planante, ça déroule. De sa voix grave, le chanteur parle, crie, plus qu’il ne chante, rajoutant encore une distance de la distance dans un set noir et profond. L’exécution est parfaite, l’énergie est là. Une belle découverte assez inattendue en ouverture d’un groupe comme Balthazar. Ils seront à Paris le 15 décembre au Petit Bain, on y sera avec plaisir !
 

 

… pour un concert de Balthazar magnifique

 
Une fois n’est pas coutume, Balthazar en live, ça n’est pas rien. Des groupes de leur envergure pourraient se contenter de simplement réciter leurs plus grands hits, machinalement. Mais c’est mal connaître le quintet belge. Au travers d’un set d’une heure et demi, devant, sans surprise, une salle comble, ce concert fut une réussite. Jonglant entre leurs albums, avec des transitions travaillées, des chansons réarrangées, ponctuées d’outros recherchées, une alchimie se crée entre Balthazar et son public, conquis. C’est à cela qu’on se sait devant un concert. A côté du fait de voir à quelques mètres de nous un groupe, chanteur ou chanteuse que l’on admire, le fait d’être impressionné, ébloui, par un show. Et Balthazar, avec leur dix ans de carrière dans les pattes, excelle dans cet exercice. Chacun des musiciens accompagnant les deux leaders excelle dans son exercice, sublimant ainsi des chansons déjà classiques, ou en passe de l’être. Vraiment, à l’inverse de groupe ronronnant sur scène, Balthazar se démène pour toujours être inventif, de la lumière jusqu’au bout des médiators. Et cela est évidemment une réussite.
 

Crédit Photo : cover de Sand – Balthazar

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