Pop / Rock
Balthazar et Sa Fièvre (#2)

Balthazar et Sa Fièvre (#2)

14 février 2020 | PAR Pierre Poughon

Le retour de Balthazar à Paris a été tonitruant. Deux dates en deux jours à La Cigale, un nouveau single de sorti, les cinq belges ne s’arrêtent jamais.

Dans une Cigale pleine à craquer, l’on -re-retrouve Balthazar. Hier, même endroit, sold out. Même sort pour leur date au Casino de Paris, en fin mars dernier. Balthazar surfe sur une vague de hype monumentale. Et y’a de quoi, leur dernier album, Fever, sorti il y a tout juste un an, est absolument incroyable. Leur rock très indé est, dans cet LP extrêmement fournis et divers, éclatant. On se perd dans les différents instruments, on groove sur la basse (mais qu’elle basse, à chaque fois !), on entonne les refrains, on s’étonne des guitares. Bref, tout y est, du rock, à la pop, en passant par des morceaux plus rap.

En live, le concert se centre vraiment sur Fever. C’est certainement dû aux changements dans le groupe. Un remaniement partiel s’est effectué au cours des années. Actuellement, Balthazar est un quintet, avec les deux chanteurs historiques. La troisième fondatrice du groupe a quitté les rangs quelques années auparavant. Pour autant, leur performance n’en est pas forcément diminuée. Les cinq belges sont rodés, sont absolument maîtres de leurs instruments respectifs, usant parfois de de loops pour certains sons. Le set a un petit peu changé depuis la dernière fois, avec l’arrivée en live de leur nouveau single, Halfway, sorti tout début février, qui est à la limite du RnB. On remarque aussi que leur set a été traversé un vent un peu plus rock que précédemment, tout ça pour notre plus grand plaisir.

Balthazar, c’est devenu un mastodonte. Cela se remarque au travers de leur quatre albums sortis, le premier, Applause, ovni de 2010, suivi par Rats deux ans plus tard puis vient Thin Walls en 2015, s’ensuit une pause pour les deux leaders avec chacun leur projets personnels, puis Fever. Au fur et a mesure de l’écoute de leur discographie, on remarque le changement, et surtout l’impact qu’a eu la pause pré-Fever, en comparaison des albums précédents. C’est pour cela que l’opus est une pépite, qui a déjà été récompensé à de multiples occasions. C’est aussi pour ça que le groupe tourne encore et encore, sold out la plupart du temps, devant rajouter des dates à la va-vite. Parce que Balthazar, dans les oreilles, c’est déjà fou. Mais Balthazar en live, c’est exceptionnel.

Crédit Photo : Cover de Balthazar – Halfway

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Pierre Poughon

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