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Une 8e édition du Fnac Live Paris très éclectique : de Gaël Faye à Françoise Fabian, on adore

Une 8e édition du Fnac Live Paris très éclectique : de Gaël Faye à Françoise Fabian, on adore

09 juillet 2018 | PAR Jean Emmanuel P.

Entre le parvis et les salons de l’Hôtel de ville de Paris, l’édition 2018 du Fnac Live Paris a rempli ses promesses dès les deux premiers jours en offrant une programmation de grande qualité.

Avec Jeanne Added et son nouveau groupe, Moha La Squale qui a enflammé les spectateurs du parvis, Dominique A qui a proposé un premier concert piano-voix très remarqué, et Sting interprétant ses titres phares en acoustique notamment… Pour sa troisième journée, le 7 juillet, les spectacles proposés ont bien illustré la volonté du directeur du festival, Benoit Brayer, d’en faire un événement à l’éclectisme revendiqué.

D’abord, sur la scène du salon de l’Hôtel de ville, la splendide salle des fêtes de 50 mètres de long richement décorée en aura impressionné plus d’un. Le premier des trois artistes à passer sur scène, le jeune Foé, l’a même reconnu, cette salle est très « impressionnante ». Lors de sa prestation, il a offert au public les meilleures chansons de son premier album, sorti en avril. Le Toulousain de 20 ans, qui continue de vivre dans sa ville d’enfance, comme il nous a confié deux heures avant le concert, aura su envoûter le public présent, grâce à sa voix grave et ses textes aux thématiques d’aujourd’hui comme « Alors lise » ou « Coma idyllique ». Il aura aussi su faire danser un grand nombre de spectateurs, comme sur le titre « Le mâle a dit ». Des rythmes dansants qui se sont d’ailleurs poursuivis avec l’artiste qui lui a succédé sur scène, à savoir la talentueuse Mélissa Laveaux, qui avait déjà su faire vibrer le Printemps de Bourges en avril.

Mais le clou de la soirée a été sans conteste le premier concert de Françoise Fabian. A 84 ans, l’icône du cinéma français y a présenté la quasi-totalité de son album sorti en juin. conçu par l’auteur-compositeur-interprète Alex Beaupain. Ce dernier a d’ailleurs joué l’invité surprise le temps d’une chanson. Françoise Fabian, tout de blanc vêtue, accompagnée de trois musiciens, était très émue. Cette émotion, elle l’a partagée avec son public. « Mon premier concert, qui sera j’espère suivi de beaucoup d’autres », avait-elle dit au début… à n’en pas douter ils seront nombreux à vouloir la revoir. Applaudissements nourris, des spectateurs debout, Françoise Fabian offre deux chansons en rappel.

Au même moment, des artistes étaient présents sur le grand parvis sous une chaleur torride en cette fin d’après-midi de juillet, plus de 20.000 spectateurs selon les organisateurs. Après « L’Ordre du périphérique » et « Jacob Banks », ce fut au tour de Gaël Faye, qui mit très vite une chaude ambiance, en débutant par son titre emblématique et de circonstance « Paris métèque ». Comme pour tous ses concerts, Gaël Faye s’est donné à fond, accompagné au piano et à la trompette par le fidèle Guillaume Poncelet. Lui aussi avait un invité surprise en la personne de Saul Williams, l’écrivain et rappeur américain, qui donne aussi sa voix sur le titre « Solstice ».

Le festival offre aussi, à côté des têtes d’affiche, une tribune à de jeunes artistes, comme par exemple la chanteuse, danseuse et circassienne Aloïse Sauvage, heureuse de se retrouver sur la grande scène du parvis, pour présenter ses premiers titres, juste avant les soeurs Ibeyi et le groupe australien Angus & Julia Stone, en clôture de cette troisième et dernière journée. Aloïse Sauvage travaille actuellement sur son premier album attendu pour début 2019, nous a-t-elle confié dans l’après-midi.

Jean-Emmanuel P.

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