Musique

La playlist qui se moque un peu (mais pas seulement)

La playlist qui se moque un peu (mais pas seulement)

22 avril 2018 | PAR Antoine Couder

Cette semaine encore que du french : Elephanz, Orouni, Scarlatine, Blondino et Lulu Van Trapp.

Maryland- Elephanz (feat.Eugénie)

Mais oui, rassurez-vous, on sera bientôt au Cap-Ferret et cette année encore, on va bien se marrer. Et en avant pour les mélodies imparables, le cumul des streams et la joie communicative de faire de la musique qui plait à tout le monde. Cinq ans pour produire un second album, logiquement ça devrait tenir la route.

 

Nouveau départ- Blondino

Si vous n’avez pas eu le temps d’écouter Juliette Armanet (ce qui serait tout de même extraordinaire) , essayez la version Blondino. Même langueur, même petits mots jetés comme les cendres funéraires de la variété française que l’on disperse du haut d’une falaise. Sauf que Blondino peut-être que, oui … Peut-être bien que c’est à suivre.

 

Nora(naked)- Orouni

Regardez-là partir, en tout cas essayer. Regardez-la sourire et, surtout, regardez-là danser… Dans ce qui semble s’inspirer de l’univers d’Ibsen, une version aigre douce du « Poids de l’eau » de Kathryn Bigelow, Emma Broughton remplace Sarah Polley et apporte une touche de spiritualité candide au malheur des jeunes filles d’antan.

Transparent- Scarlatine

Mais revenons au XXIème siècle (enfin presque), rêve de garçon qui – non – n’a pas le pouvoir de regarder au travers des vêtements des filles mais de devenir quasiment transparent, méditant horizontalement dans leur petit appartement. Bref, un pur moment de rock’n roll et de jubilation.

 

The Echo- – Lulu Van Trapp

Le meilleur pour la fin et encore ce même univers cotonneux, un peu avant de se mettre au lit toutefois. On est en France, cette fois du côté de Trappes, mais on dérive franchement vers une gravité qui ne dit pas son nom. Affaissement, écroulement ? Quelque chose va disparaître mais visiblement, ça colle toujours aux dents.

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Antoine Couder
Antoine Couder est journaliste. Il est l’auteur de « Fantômes de la renommée (Ghosts of Fame) », une autofiction portée par l’histoire de la musique enregistrée qui a été sélectionnée pour le prix de la Brasserie Barbès 2018. Son travail explore le lien narratif entre document et fiction et plus particulièrement le thème de la musique, entendue au sens de l’écoute et de l’inspiration qu’elle procure. Il écrit actuellement une fiction anthropologique se déroulant entre l’Allemagne, la Suisse et la France.

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