Musique

Playlist de la semaine (38)

Playlist de la semaine (38)

19 octobre 2013 | PAR Bastien Stisi

La FemmeUn nouveau clip pour les garçons et les filles de La Femme, la collaboration anglophone la plus improbable de l’année, et le clip microscopique de new yorkais grandioses…la playlist de la semaine, rendez-vous hebdo confectionné par Toute la Culture, rien que pour vos oreilles et pour vos tympans exigeants : 

1. La Femme, « Packshot »

Quelques jours avant une date surprise à l’Olympia aux côtés des Babyshambles (le 22 octobre), et un mois avant leur investissement du Trianon (le 14 novembre), les nombreux garçons et filles de La Femme se lancent dans une poursuite cold-wave et assassine pour les besoins du clip du vénéneux « Packshot », nouvel extrait de leur premier album Psycho Tropical Berlin. Vintage et glacé, urbain et venteux, « Packshot » est le cinquième effluve visuel de l’album, après la parution des clips de « Sur la Planche 2013 », d’« Hypsoline », de « La Femme » et de « Nous Étions Deux ».

2. James Blake ; Chance the Rapper, « Life Round Here »

Le post-dubpressif James Blake rencontre l’acrobate hip hop Chance the Rapper, et comble de la bizarrerie, les deux antithèses fusionnent leurs humeurs respectives au sein d’un ovni musical étonnement réussi, désormais accompagné d’un clip qui met en scène les deux jeunes lurons à bord d’un bolide lancé à vitesse respectable dans la campagne londonienne. Un clip tout de noir et blanc vêtu, à l’image de la collaboration du duo anglophone le plus étonnant de la rentrée…

3. AlunaGeorge, « Best Be Believing »

Body Music et chorégraphie R&B sous ascendance électronique pour le nouveau clip des anglais d’AlunaGeorge, qui voit ses deux protagonistes adopter le costume de la patiente psychiatrique turbulente (pour Aluna) et du docteur hocheur de tête (George) au sein d’un hôpital régénérateur de cerveau, une ambiance cinématographique qui n’est pas sans rappeler les complications psychotiques rencontrées par Paul Kalkbrenner dans l’odyssée technoïde germanique Berlin Calling.

4. Yeasayer, « Glass of The Microscope »

Parce qu’un album de Yeasayer met toujours un peu de temps avant d’être parfaitement assimilé, les alchimistes pop new yorkais viennent de faire paraître, plus d’un an après la sortie de leur album troisième opus Flagrant World, la déclinaison visuelle de la complexe balade aérienne « Glass of The Microscopique » Au programme : un biologiste penché sur l’analyse de cellules (peut-être Antoine van Leewenhoek, l’inventeur de la première version du microscope ?), des embryons de bestioles décédées, et des patients soignés par une thérapie un peu particulière.

5. Dream Koala, « Odyssey »

Heureux qui comme Dream Koala s’apprête à partir dans un long et sensationnel voyage. À la conquête des cœurs et des esprits, et à bord d’un navire aux nappes synthétiques et aux voluptés vocales, le jeune français livre avec son Odyssey un premier EP aérien et méticuleux, porté par un clip éponyme où se chevauchent les références mythologiques les plus symboliques. Pas besoin de fermer les yeux pour s’abandonner aux rêveries les plus vagabondes : il suffit de tendre l’oreille, et de guetter le chant des sirènes de la révélation psyché pop française de la rentrée.

6. Dawn, « Chocolate Cake »

Du Lynch dans les images, du Björk dans les cordes vocales, et un tout premier EP à venir pour la jeune française Down, positionnée au bord d’un précipice folk et mélancolique pour les besoins de « Chocolate Cake », avant de s’en extirper dans un élan puissamment rock qui n’est pas sans rappeler la fragilité et la force de la britannique Anna Calvi. Rendez-vous dans l’intimité du China ce mercredi 23 octobre pour découvrir l’une des jolies pépites émergentes de la scène folk rock française.

7. King Khan And The Shrines, « Darkness »

Fine et fantasque mixture entre un  blues rock 60’s brut et une soul aux allures punk, où les productions black power soul des 60’s/70 s se manifestent en filigrane (les Stones période Aftermath, particulièrement), King Khan galvanise le garage rock et provoque une mutation  au format rétro, avec un peps et des arrangements enivrants. Une recette savoureuse qui joue avec le passé et utilise les standards du garage rock et de la soul avec brio. Arish Khan, gourou atypique à la tête des Shrines, nous délivre un nouvel album punk soul particulièrement ficelé et percutant.

Merci à Alexandre Alvart pour les King Khan.

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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