Musique

La playlist à l’appel (du 18 juin)

La playlist à l’appel (du 18 juin)

16 juin 2018 | PAR Antoine Couder

Cette semaine Youri, Aquaserge, Ginkgoa, Tenderlonious et Braque de Weimar. 

One time — Ginkkoa

On démarre avec la chanteuse swing et femen Nicolle Rochelle qui joue habilement du mouvement et de la danse pour enfoncer le clou d’un «dedans et dehors» le premier oiseux et politique, le second déchaîné et transgressif, créant un lien groovy avec tout ce que touche au féminin. Etonnante et très efficace machine à bouger.

 

Parle pas — Youri (feat. Elias)

Retour aux sombres héros de l’amer, masculin évidemment, jeunes lionceaux tournant dans leur cage sur fond de trap et de confession d’époque – Ne parle pas/rase pas la chatte – toujours cette nonchalance 2018 un petit plus ramassé toutefois pour provoquer quelques flexions au niveau du cortex… Du Roméo (Elvis) sans Juliette.


Si tu t’en vas — Aquaserge

 

Au carrefour de la chanson à texte, on vire à gauche avec cette reprise de Ferré, mitonné pour le label Souterraine par les amis toulousains, accélérant légèrement le tempo mais demeurant dans ce swing typique de cette musique française qui mélangeait le jazz et la java. Comme chantait encore Nougaro, «l’été, elle était là»… un impeccable pas de danse tout chaloupé. Magnéto Serge.

 

 The Shakedown- Tenderlonious

On profite de la sortie d’un nouvel album chez Sounds of the Universe pour attirer vos oreilles vers la flûte magique du jeune saxophoniste prodige de cette gracieuse fusion electro-jazz lorgnant vers un peu tout ce qui bouge sans jamais sombrer dans le désolant gloubi-boulga… Made in London, for sure.

 

 Folie douce — Braque de Weimar

Peut-être le tube de l’été pourquoi pas, le tempo accéléré des soirées à la plage et les textes bien codés entre «Chagrin d’amour» et rugueuse voire sulfureuse opposition lexicale. La bande-son d’un flux de tweets ou la signature maniérée d’un dandy pince-sans-rire. Encore une bonne pioche de Cracki records.

 

Rien ne va plus! Mais l’élégance est là, dans le Joueur à l’Opéra des Flandres
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Antoine Couder
Antoine Couder est journaliste. Il est l’auteur de « Fantômes de la renommée (Ghosts of Fame) », une autofiction portée par l’histoire de la musique enregistrée qui a été sélectionnée pour le prix de la Brasserie Barbès 2018. Son travail explore le lien narratif entre document et fiction et plus particulièrement le thème de la musique, entendue au sens de l’écoute et de l’inspiration qu’elle procure. Il écrit actuellement une fiction anthropologique se déroulant entre l’Allemagne, la Suisse et la France.

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