Musique
Phil Collins : retraite confirmée pour raisons médicales

Phil Collins : retraite confirmée pour raisons médicales

07 mars 2011 | PAR Pascal

Phil Collins, la frappe la plus musicale et rythmique de la scène rock progressif, batteur et leader vocal de Genesis dans l’ « après Peter Gabriel », compositeur à succès sous son propre nom, soixante ans, sept grammy awards, deux golden globe et un oscar, cent millions d’albums vendus dans le monde, confirme qu’il pose ses baguettes et prend sa retraite pour raisons de santé. Flash-back sur l’artiste au tempo d’acier dans un gant de velours.

« Dislocation vertébrale et perte de l’ouïe ». Depuis 2009, il annonçait son départ et les derniers temps, Phil Collins en était arrivé à scotcher ses baguettes pour pouvoir assurer. Drame de la vie pour l’un des maestro de la batterie, pour cette voie qui en surprit plus d’un tant son timbre proche de l’archange Gabriel habitait les textes des premiers albums de Genesis que ceux qui suivirent lorsque le leader Peter décida de faire seul sa route. La voie prit de l’assurance comme la position de frontman et de compositeur. Les mélodies fluides et ryhtmées devenaient plus pop, se renouvelant avec force technologie, telles Follow you follow me ou Abacab. L’opération fut payante et se traduisit par une large diffusion sur les ondes, de nombreux clips, des passages TV, des tubes et des ventes de plus en plus nombreuses. Notre grand Phil, fort de sa genèse, entama une carrière solo, celle d’auteur interprète dans une tendance rock soul qui lui valut le sommet des charts (In the air tonight, another day in paradise). La musique de film de Tarzan lui apporte la consécration avec l’oscar de la meilleure bande son. A noter en 1975, suite à la rupture, la formation d’un groupe de jazz fusion : Band X sous la houlette de John Goodsall (guitare) et Percy Jones (basse), dans lequel Phil Collins assurera une ryhtmique digne des Lenny White (Return to forever, le groupe de Chick Corea) et Narada Michael Walden (Jeff Beck, Wired).

Il serait bien difficile de conseiller « les indispensables » de notre superman. Retenons tout de même les quatre albums initiatiques avec Peter Gabriel dont le monumental et très personnel « The lamb lies down on Broadway » (1974). Avec le Genesis troisième génération – car entre temps le guitariste romantique Steve Hackett les aura quittés pour sa propre formation – « And then they were three » semblent le plus dans l’esprit de la dynamique moderne et pop. Quant à la carrière solo de Phil, « But seriously… » (1989) est aussi swing et personnel que magnifiquement produit. Son titre phare « Hang in long enough » avec les cuivres des « Phenix horns » (Earth wind and fire) un pur régal.

Gardons une image de puissance de notre vétéran installé en Suisse : celle des duos de batterie avec Chester Thompson (Frank Zappa) qui accompagnait Genesis dans ses tournées aux effets scéniques époustouflants pour l’époque. Hey Mister Collins « You’ll be in my heart » !

Pascal Szulc

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