Musique

Pas Fragile : le premier album de Buridane

Pas Fragile : le premier album de Buridane

01 octobre 2012 | PAR Celeste Bronzetti

Pas Fragile, le premier album de Buridane sort en France le 1er Octobre 2012. Entre avertissement et apologie, ce titre semble faire référence à la matière de l’album : un voyage passionné d’une jolie blondinette qui devient une jeune femme en traversant ses peurs et en surmontant ses faiblesses.

Pour tous les artistes le premier album a une signification très importante et spécifique : c’est la Première, c’est la mise en jeu des vertus et des attentes, c’est le premier examen devant le public, la réalisation de plusieurs années d’efforts et de travail. Pas fragile est tout cela et quelque chose de plus à la fois : il raconte aussi l’histoire d’une jeune fille qui, autrefois, préférait se cacher dans le silence de la danse mais qui a appris, un jour, à utiliser sa voix.
L’album traverse les espaces du folk à la française : la guitare y est, une voix douce et décidée l’accompagne. Le mordant de Buridane dérive de son besoin de dire des choses, une urgence présente qui remonte à un passé trouble. L’ironie avec laquelle elle s’excuse pour la confusion qui l’entoure (Désolée pour le bordel) devient aussi un moyen très personnel pour dénoncer le faux ordre et le bonheur artificiel. Si la guitare est l’instrument de l’indépendance et de la ballade solitaire depuis toujours, Buridane y ajoute une nuance de naïveté qu’elle se plait, toute seule, à démentir. Badaboum, la chanson qui ouvre l’album, annonce cette fusion pétillante d’une légèreté enfantine et d’un regard perçant sur toute fausseté et tout« enthousiasme douteux ». Cette guitare et cette voix profonde semblent venir de loin, peut-être de l’enfance, elles semblent se retrouver après un long voyage dans une tonalité espiègle et quelque peu désenchantée. Dans La Caillasse les yeux dépouillés de toute hypocrisie de Buridane entrent définitivement en scène : elle se regarde au miroir, sans innocence, et elle recompose les morceaux de son image de jeune femme.

Pas fragile s’affirme pour son imperfection, pour sa simplicité et pour un équilibre sincère entre gravité et légèreté. Buridane semble nous promettre avec ce premier album une suite encore plus brillante. Elle nous donne envie de la tenir à l’oeil. Et on pourra déjà le faire le mercredi 10 octobre au Café de la Danse à Paris.

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Celeste Bronzetti

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