Musique

Live Report : Zoufris Maracas au Zèbre de Belleville

22 octobre 2011 | PAR Jerome Gros

Le 19 octobre, le Zèbre de Belleville accueillait pour le deuxième soir consécutif les Zoufris Maracas, qui commencent à faire parler d’eux, notamment par l’intermédiaire de la radio Nova.

Zoufris Maracas ? Vous ne connaissez pas ? Rassurez-vous, peu de monde connaît. Enfin, ne vous rassurez pas trop, on en parlera bientôt partout. Zoufris Maracas, c’est d’abord deux personnes, Vin’s et Micho. Une voix, une guitare. C’est une histoire. Les deux compères montent une association pour soutenir le cinéma itinérant et voyagent alors en Afrique, plus particulièrement au Sahel. Puis, de retour en France, Vin’s entre chez Greenpeace et Micho s’en va au Mexique. En 2007, ils se retrouvent, dans de mauvaises circonstances : l’argent n’est pas au rendez-vous. Zoufris Maracas, c’est une aventure qui commence sur les terrasses de Montmartre et dans les rames de métro.

Repérés en 2010 par Julio Rodriguez, producteur, ils sont présentés à La Rue Kétanou, qui les invite à monter sur scène. C’est ensuite Raoul Breton, éditeur de Boris Vian notamment, qui les repère et les apprécie. Enfin, en 2011, ils travaillent avec le label Chapter Two, et le single « Et Ta Mère » sort. Les deux compères sont rejoints par Brice (trompette), François (batterie) et Mike (guitare). Un album est prévu pour début 2012, et un EP 6 titres est sorti courant octobre. La première tournée a démarré le 18 octobre, pour deux soirs consécutifs au Zèbre de Belleville.

Le 19, Toutelaculture était au Zèbre de Belleville, pour assister à ce deuxième concert dans cette salle du 11e arrondissement. La soirée a commencé à 21h ; Vin’s et Micho se présentent alors sur scène, sans les autres musiciens, et entament un remake de « Il en faut peu pour être heureux », aux paroles fustigeant le gouvernement français et d’autres au passage. Les bases sont posées. Les musiciens les rejoignent. Entre deux chansons, Vin’s n’hésite pas à communiquer avec le public et à blaguer. La relation est tissée.

Proposant une musique qui prend ses racines dans différents styles (manouche, ska, rumba…), les Zoufris Maracas alternent entre des textes assassins et humoristiques. Ainsi, l’on peut clairement classer « Ami Bureau » ou encore « Le Peuple à l’œil », parmi les textes assassins. (« Le peuple à l’œil, les flics au pied, l’armée au doigt… »,  « Toi mon ami dans les bureaux bien propres de ton ministère, si j’étais toi je ne ferais pas le beau et je surveillerais mes arrières, je raserais les murs dans la rue, me méfierais de chaque inconnu, et je dégusterais chaque bière, comme si c’était la dernière »). En revanche, d’autres textes créent le rire dans la salle, comme « le démon qui m’habite (m’habite, m’habite, m’habite) », « J’aime pas travailler » ou encore « Dis papa » (à cause de la voix que prend Vin’s).

Au début un peu mou, le public apprécie néanmoins la performance du groupe, notamment quand ils entament des titres comme « Et ta mère ». Il faut cependant attendre un peu avant que la chaleur dégagée par les Zoufris Maracas ne soit perçue par les spectateurs qui commencent alors à adhérer au monde que proposent les cinq musiciens, un univers musical dynamique. Finalement, c’est toute la salle qui se déhanche quand ils entament « Un Gamin », au rythme rapide et au refrain entraînant. Un peu plus d’une heure après être montés sur scène, les musiciens rentrent en coulisse, avant de se mêler aux spectateurs encore présents quelques minutes plus tard. Le concert est fini, et les amateurs attendent déjà impatiemment les prochaines dates parisiennes.

C’était donc un très bon moment que ce 19 octobre au soir, au Zèbre de Belleville. Les Zoufris Maracas entament leur tournée. Ils repassent par le Zèbre les 24 et 25 novembre prochains, une bonne occasion pour ceux qui les ont loupés de se rattraper.

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Jerome Gros

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