Musique

Live report : The Posies illuminent le Divan du Monde (4/10/10)

07 octobre 2010 | PAR Mikaël Faujour

L’enchanteresse pop des Posies a illuminé le Divan du Monde, salle trop petite pour leur grand talent, qui aurait vraiment mérité mieux. Le show, d’une bonne heure et demie, aura régalé le public, ravi d’entendre vieux classiques et chansons du nouvel album (le chouette Blood/Candy) paru récemment et joué quasi intégralement.

Sorti le 28 septembre, Blood/Candy, septième album des Posies, a rappelé au bon souvenir ce groupe qui s’était révélé au grand public en 1993 avec le superbe Frosting On the Beater et ses singles « I Can Dream All Day » et « Solar Sister », tubes power pop majeurs, aux mélodies parfaites et ponctués d’harmonies vocales chavirantes.

Depuis la fin des années 90, le groupe s’est fait rare et Blood/Candy est le deuxième album qu’a enregistré le groupe en… 12 ans ! Le dernier en date, Every Kind of Light, avait paru en 2005. Clairement, The Posies ressemble désormais moins à un groupe qu’à un side-project commun que les vieux frères Jon Auer et Ken Stringfellow réactivent quand le cœur leur en dit. Et c’est d’ailleurs un plaisir renouvelé que de découvrir les nouvelles gemmes pop qu’ils ont ficelées lorsqu’ils daignent se réunir. Et, en l’espèce, Blood/Candy a de quoi régaler.

Et c’est justement pour présenter leurs nouveaux morceaux que les Posies, en tournée, sont passés par le Divan du Monde. Avec, à la clé, un set constitué de la (quasi ?) intégralité de leur dernier disque, qu’il n’ont pas manqué de vanter, en jouant les bonimenteurs – avec un humour et une bonne humeur qui ont constitué le fil rouge du concert.

De fait, le groupe a dispensé avec gaieté son art de l’orfèvrerie pop des premières notes jusqu’à la conclusion, l’inévitable « I Can Dream All Day » en rappel (à l’exclusion peut-être de la curieuse et dispensable bizarrerie prog « Accidental Architecture », aux éclats de Beatles et de Jethro Tull). Si bien que le public s’est régalé de la pop solaire de « The Glitter Prize », de l’excellent « Take Care of Yourself », issus de Blood/Candy, ou encore du classique « Solar Sister ». Un public qui, d’ailleurs, était assez largement constitué de trentenaires – et plus –, dont certains accompagnés d’une remuante marmaille. Et Jon Auer de demander avec humour de « renvoyer ces punks » !

Gâteau sur la cerise, les Posies invitaient Hugh Cornwell (ex-leader des Stranglers), venu chanter « Plastic Paperbacks », premier titre du dernier album, sur lequel il apparaît. Le groupe s’est fait plaisir avec Mister Corwell, reprenant en rappel « Going to the City » et « Rain On the River », de son album Hoover Dam.

Ajoutez à cela une brève relecture reggae de l’un de leurs titres, un interlude citant le riff de « Hallowed Be Thy Name », d’Iron Maiden, l’amorce de « La Jument de Michao » chantée par le francophone Ken Stringfellow… et vous comprendrez le sourire du public à la sortie, malgré les menues avaries techniques.

À écouter : l’enchanteur Blood/Candy, dont la première moitié est remarquable.
NB : nous diffuserons dans les jours à venir l’enregistrement vidéo de « Licenses to Hide », que le groupe a bien voulu jouer pour Toutelaculture.com avant le concert.

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Mikaël Faujour

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