Musique

Live Report : Reggae sun Ska festival, day 2

05 août 2012 | PAR Jerome Gros

La deuxième journée du Reggae Sun Ska festival était sous le signe du reggae roots. Les festivaliers sont venus des quatre coins de la France mais également d’Espagne, de Belgique, de Suisse, d’Allemagne ou d’ailleurs pour venir voir Damian Marley.

Peut-être débordés et surpris la veille par l’affluence, les organisateurs étaient préparés hier, les navettes plus fréquentes. Petit bémol, l’arrêt des navettes à 22h. Mais un arrêt justifié : la veille, il y a eu de la casse dans l’un des bus, un acte déplorable.

Autre fait divers marquant, la mort d’un jeune homme de 23 ans en marge du festival, dans la nuit de vendredi à samedi, probablement d’une overdose. Un choc pour toute la communauté, une piqûre de rappel sur cette triste réalité, les drogues dures en festival, de plus en plus banalisées.

Sous un soleil radieux, les festivités ont commencé très tôt dans la journée de samedi. Le documentaire « Marley » a été diffusé dans l’après-midi au cinéma de Pauillac, l’occasion de se replonger dans l’univers et la vie du père, avant d’aller écouter le fils.

Autour du site, nombreuses étaient les personnes qui sillonnaient les alentours à la recherche d’une place. A l’entrée, il faut attendre un peu tellement les festivaliers sont nombreux. Le début de soirée est attendu, puisque sont programmés des figures emblématiques du reggae, comme Lee Scratch Perry.

Le producteur et musicien le plus déjanté de Jamaïque ravit la foule, même s’il s’est fait attendre. Auparavant, c’est avec une légère déception que le célèbre morceau « Chase the Devil » de Max Romeo, résonne : c’est un jeune chanteur, certes très doué, et non le ténor du reggae jamaïcain, qui l’interprète. Cela n’empêche personne de reprendre en chœur le refrain de cette chanson emblématique.

La soirée continue, et le groupe mythique Groundation, interviewé par toutelaculture pour la sortie leur dernier album, Building an Ark, se met en place. Les américains interprètent aussi bien des morceaux de leur dernier album, comme « The Dreamer », un titre planant aux teintes dub, que des titres phares de leur carrière, comme « We Free Again ». Fidèles à eux-mêmes, les musiciens s’exécutent parfaitement, le public se laisse emporter.

Damian Marley, tant attendu, se fait encore attendre et ne commence à chanter que tard dans la nuit, plus d’une heure en retard. Mais les festivaliers profitent du son des autres scènes et de la chaleur ambiante. Quand il arrive sur scène, c’est l’euphorie. Le chanteur fait un passage obligatoire par « Road to Zion », qui transcende le public. S’il est vrai que c’était un peu court, le chanteur a tout de même effectué une très belle performance, saluée par la foule, qu’il a fait voyager.

Suit un sound system qui résonne jusque très tard dans la nuit. Les festivaliers, comme la veille, profitent de petits sound systems organisés ça et là. Le jour se lève, et beaucoup ne sont encore pas couchés.

Aujourd’hui, c’est malheureusement sous la pluie que le festival continuera, avec notamment la présence de Jimmy Cliff.

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Jerome Gros

3 thoughts on “Live Report : Reggae sun Ska festival, day 2”

Commentaire(s)

  • Padarnac

     » Auparavant, c’est avec une légère déception que le célèbre morceau « Chase the Devil » de Max Romeo, résonne : c’est un jeune chanteur, certes très doué, et non le ténor du reggae jamaïcain, qui l’interprète. Cela n’empêche personne de reprendre en chœur le refrain de cette chanson emblématique.  »

    pas trop d’accord avec votre point de vue le passage de flambeau de Max Romeo sur son tube « Chase the Devil ». Ils y avait deux jeunes chanteurs, visiblement ses petits fils, et leur prestation était tout juste hallucinante !!! Le plus vieux des deux avait maximum 13 ans

    août 6, 2012 at 22 h 53 min
  • Jerome Gros

    Je suis bien d’accord, les deux jeunes chanteurs étaient très bons, d’où le « certes très doué » et la reprise en choeur des paroles par les festivaliers (y compris moi-même). J’aurais simplement préféré que ce soit Max Roméo qui l’interprète intégralement, ne l’ayant jamais vu en concert auparavant. Mais il s’agit d’un point de vue très personnel, comme vous l’avez remarqué.

    août 6, 2012 at 23 h 24 min
  • Ancitrus

    Damian Marley, tant attendu…. Quel déception ! il n’a même pas chanté plus de 15 minutes ! C’était vraiment déplacé vis-à-vis du publique. Et je dois le dire mais c’est malheureusement un artiste qui rend mieux sur CD que sur scène. Ayo par contre a mis le feu !!

    août 7, 2012 at 9 h 57 min

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