Musique

Live Report: Philippe Katerine en concert au studio SFR

24 septembre 2010 | PAR Pamina Le Guay

Hier soir, Philippe Katerine faisait son grand retour et présentait en concert live au studio SFR, son nouvel album éponyme, La boite à sorties y était.


20h, place de la Madeleine. Des fans de tous poils se dirigent au fond du studio SFR…Une femme d’un certain âge avec de petites couettes, des jeunes en pantalon fluo, des gens sérieux (aussi) et un photographe hirsute. A 20h30 la salle de concert est bondée, les caméras braquées sur la petite scène.

Les portes se ferment, l’ambiance s’électrise, le concert va commencer. Philippe Katerine arrive, il chuchotte, il a l’air mal à l’aise et puis BLA BLA BLA. Face au chanteur une immense photo de ses parents, la pochette de son disque, il leur dédit ses chansons. Pas de doute, on pénètre dans l’univers du nouvel opus de Philippe Katerine. Dans toutes ses chansons, il se place comme un enfant qui évolue dans un monde qui le dépasse. En récitant l’alphabet, il entreprend un retour en enfance, à ses caprices et ses chagrins.

Avec son esprit d’enfant, Philippe Katerine traverse la vie, se perd, s’ennuie, se rebiffer, se fatigue et part en délire. Sacs en plastique et Moustache. En dehors de quelques chansons qui accrochent l’oreille, la Banane, Paris Vélib’, on reste un peu perplexes. Certains diront qu’il y a là du génie, disons plutôt que Katerine aligne les onomatopées en gesticulant bizarrement, finalement, on s’en fout, on s’amuse.

Comme tous les doux dingues, Katerine élargit le champ des possibles. Manger une banane devient la seule chose vraiment importante, prendre de l’exctazy sur un vélib devient normal. La farce n’a pas de fin. C’est seulement durant les derniers instants du concert que Katerine parle de choses moins drôles, c’est le cas avec Juifs-Arabes.

Son nouvel album est une sorte d’objet musical bizarroïde. Un vrai caprice d’enfant dont Katerine prend litteralement les traits. Sur scène, le chanteur  fantasque mime très bien le visage en colère des tout-petits.

L’album flirte avec le conceptuel et en dehors de quelques morceaux, il y a peu de chance qu’on l’écoute en boucle. Pourtant, ces titres sont portés par le live et le concert offre un moment vraiment drôle.

Katerine est farfelu, c’est évident, mais n’est pas je m’en foutiste: tout est carré, précis, bossé. De son vernis jaune à ses platform shoes blanches, rien n’est laissé au hasard. Sur scène, son kilt, sa coiffure de pas coiffé, sa voix haut perchée, son déhanché: tout est chorégraphié, millimétré, impeccable. Il a un côté bon élève, un peu timide, pas si extraverti, en fait. Cette fois, il a été (trop) sage, il ne s’est pas dénudé, pas de spectacle burlesque qui aurait mal tourné .

Finalement on se dit qu’ il a une attitude extrêmement pointilleuse à propos de choses pas très sérieuses, et ça nous plaît.

Il parle réalité et consacre toute son énergie à défendre sa douce folie, surtout il nous déculpabilise: feu des qu’en-dira-t-on!

A la sortie, on a qu’une envie: faire ce que l’on veut. On adoooooooooooooooooooore.

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Pamina Le Guay

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