Musique

Live report : Mademoiselle K et HushPuppies à la Défense (25/03/11)

28 mars 2011 | PAR La Rédaction

 

 Vendredi 25 mars, la Défense recevait HushPuppies et Mademoiselle K dans le cadre du festival altoséquanais Chorus.

 

Sur le parvis de la Défense, est dressé un chapiteau. Autour, les poétiques et intrigantes structures du collectif Monic La Mouche, faites de divers matériaux recyclés, montés et arrangés, aux airs de tour de garde néo-art déco ou de dentelle de ferraille, animés de l’intérieur par des lumières artificielles et surmontées de flambeaux. Nous les avions découverts au Hellfest 2010 et constatons que ces artisans-recycleurs de talent gagnent en réputation & sollicitations (Eurockéennes, Le Rock dans tous ses états, Fury Fest, etc.), ce qui est hautement réjouissant. Longue vie à Monic La Mouche !

Sous le chapiteau, HushPuppies lance son impeccable set avec une introduction étirée sur une rythmique « motorik » d’inspiration neu-esque. Avec assurance, classe et professionnalisme, le quintette perpignanais, qui venait de sortir son troisième album, The Bipolar Drift (sorti le 21 mars), inaugurait son « Bipolar Tour ». Délivrant une pop fervide qui a baigné dans une marinade garage, rehaussé d’orgue ou de réminiscences kraut, HushPuppies a fait montre de cette aisance qui caractérise les groupes qui ont l’expérience de la scène. Revers positif des galères, sans doute, pour ce groupe qui s’est retrouvé sans label et n’avait pas sorti d’album depuis 2007. Mention spéciale à leur tube en or « Bad Taste and Gold on the Doors » (« I want my Kate Mooooss! »). Mademoiselle K n’avait qu’à bien se tenir.

Mademoiselle K, elle aussi, compte 3 albums à son compteur, le dernier en date, Jouer dehors, étant sorti en janvier, emmené par son entêtant single homonyme. Arborant une élégante crête artificielle, des bretelles collantes cachant ses seins nus, Mademoiselle K déroule son rock à fleur de peau, chanson française électrisée. Le public semble ravi (il s’est déplacé pour elle). Nous on s’emmerde un peu, passablement troublé par le contraste entre l’exubérance-distance du look rockstar et la camaraderie de girl next door… Non que la Parisienne manque d’arguments – musicaux ou textuels (et il suffit de réécouter ses albommes pour s’en rendre compte) – ; au contraire. Sans doute fallait-il « être dedans ». Là, c’était pas le cas : HushPuppies avait mis la barre trop haut, peut-être ?

Kabbalah : Boxes, Bagels & Elephants ou le joyeux mélange des genres…
CD : The Strokes, Angles, entre caresses et crises cardiaques
La Rédaction

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