Musique

Live Report: Irène Roussel, une voix de Piaf

22 septembre 2010 | PAR Tristan Karache-Prudent

Au sein d’une toute petite salle de l’espace Pierre Cardin (à peine 54 sièges), la chanteuse à la voix magique a donné une représentation de la grande Piaf d’environ une heure.  Le spectacle commençant à 20h30, certains spectateurs s’attendaient à un ersatz de la diva dans le style de Marion Cotillard dans La Môme mais au final tous furent heureux et surpris dés les premières envolées vocales de passer un moment en compagnie de l’artiste et de son pianiste sans fausses notes, Franck Monbaylet.

Dans la salle, les convives dont la moyenne d’âge approche plus de la soixantaine que de la quarantaine  s’installent dans cet espace feutré aux sièges rembourrés rouges et tranquilles de l’espace Pierre Cardin. Honneur suprême pour la chanteuse, Mr Cardin lui-même s’assoit dans le fond de la salle et attend comme les autres spectateurs patiemment que le spectacle débute.

Ca y est, les éclairages se ferment doucement laissant la scène éclairée par quelques projecteurs oranges, Franck vêtu d’une veste blanche s’avance jusqu’au piano à queue et commence à faire danser ses doigts sur les touches. On reconnait tout de suite l’un des titres qui a fait la renommée d’Edith Piaf, « La foule ». Tout de suite, la ressemblance avec la grande artiste française saute aux yeux cependant Irène Roussel garde son timbre bien à elle. Elle transperce l’âme de tous ceux qui l’écoutent avec l’interprétation de « La vie en rose » et « Les mots d’amour ». Ce n’est pas seulement la voix exceptionnelle qui fait dresser chaque cheveu et donne la chair de poule mais la présence scénique impressionnante durant chaque chanson.

Lorsque la mélodie cesse de retentir, l’artiste en profite de temps en temps pour donner avec humilité quelques informations sur son idole et sa vie mais toujours en rapport avec le titre qu’elle est sur le point de chanter. L’auditoire est scotché à son siège avec « L’accordéoniste » puis raisonnent les textes peu connus de « Je t’ai dans la peau ». Toute la salle reprend en cœur « Padam » et l’émotion inonde l’assistance avec « Mon Dieu ». Juste avant d’entonner cette dernière chanson, Irène Roussel replace le contexte de ces paroles en expliquant que Piaf avait dû, malgré son chagrin, interpréter cette chanson lors d’un show un New York alors que son grand amour Marcel Cerdan venait de perdre la vie dans un accident d’avion. L’effet est incroyable, le cœur transpercé par ces précisions, certains ne peuvent réprimer une petite larme coulant sur la joue.

A chaque chanson, histoire. Elle dédie « La ville inconnue » à Pierre Cardin qui a produis son album et l’a accueillie à bras ouverts en saluant son talent.  Irène enchaine avec « Les amants d’un jour » et le titre entêtant «  Le bleu de tes yeux ». Le visage de la chanteuse s’illumine lorsque les mots de « l’hymne à l’amour » défilent sur ses lèvres et que ses mains placées sur son cœur se serrent au rythme de ses envolées lyriques. Catapulté dans les années 30 avec ce dernier titre, tout le monde se croit dans un café la nuit, un cocktail à la main assistant tranquillement le corps vibrant à une des premières représentations de la môme.

Prenant à témoin un homme aux cheveux blanc habillé d’un costume pour « Milord », l’artiste est Piaf et la symbiose semble parfaite. Elle souhaite finir la représentation en invitant les spectateurs à ne rien regretter de tout ce qu’ils auraient accompli en bien ou en mal au cours de leur vie et « Non, je ne regrette rien » retentit dans l’espace. C’est sous les bravos et les applaudissements que la femme quitte la petite scène pour revenir quelques secondes plus tard avec son pianiste et tous deux ensemble interprètent « A quoi ça sert l’amour » puis sur une version très jazzy elle chantonne « L’homme à la moto ».

Plus d’infos:

Espace Pierre Cradin – Paris, 3 avenue Gabriel 75008 Métro et Prking Concorde.

Représentation du 21 au 29 septembre, pour toute réservation rendez-vous sur le site: http://www.pierrecardin.com

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Tristan Karache-Prudent

One thought on “Live Report: Irène Roussel, une voix de Piaf”

Commentaire(s)

  • BOUFLET

    SUPER POUR LA DERNIERE

    septembre 30, 2010 at 8 h 41 min

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