Musique
Live Report : Ibrahim Maalouf envoûte La Cigale (20/01/12)

Live Report : Ibrahim Maalouf envoûte La Cigale (20/01/12)

25 janvier 2012 | PAR Vincent Brunelin

En investissant La Cigale, le trompettiste virtuose retrouvait un lieu désormais familier. Résultat : un concert fleuve et des guests de marque pour un voyage musical chaleureux et exaltant. Mais que les absents se rassurent, le génie reviendra dans cette même salle le 20 octobre prochain.

Après une première partie assurée par la délicieuse chanteuse suédoise Isabel Sörling et son guitariste, Ibrahim Maalouf investit la scène de La Cigale avec son quintet de musiciens. Une formation qui l’accompagne tout au long de la tournée de l’album Diagnostic (sorti le 29 septembre dernier), et « pour un bon bout de temps encore », dixit Maalouf lui-même.

Très vite, le compositeur franco-libanais instaure une atmosphère conviviale, festive, à mille lieues des carcans d’un jazz froid et cérébral. Bavard avec les spectateurs, complice avec ses musiciens, il présente longuement les morceaux au gré d’anecdotes amusantes, se livrant même à une imitation impromptue de Vincent Delerm, ami et collaborateur depuis plusieurs années.

Côté musique, il égrène les titres arc-en-ciel de son dernier opus, fait jaillir des mélodies tantôt planantes, tantôt bariolées et dans un numéro virtuose « relevant presque de la schizophrénie » selon son propre aveu, navigue entre sonorités jazzy et orientales avec une facilité déconcertante. Sur « Lily », morceau hommage à sa fille, il délaisse momentanément sa trompette quart de ton (inventée par son père) pour se mettre au piano, tout aussi naturellement. Pas le temps de se relâcher puisqu’il fait la part belle à ses musiciens qui délivrent tour à tour des soli ébouriffants : guitare, batterie, clavier, basse (au groove absolument monstrueux) et même une cornemuse orientale.

Le concert met aussi à l’honneur des guests de choix. Sarah Nemtanu pose son violon à la mélancolie tzigane sur « Will Soon Be A Woman ». Puis c’est au tour du black popeye Oxmo Puccino d’interpréter pour la première fois sur scène le très poétique « Douce », avant que le compère Matthieu Chedid ne s’invite à la fête sur le morceau fleuve « Beirut », donnant lieu à des questions-réponses endiablées entres les guitaristes et le trompettiste. Moment émouvant enfin, le duo inattendu entre Ibrahim et sa sœur, venue chanter une composition originale. Et c’est après deux nouveaux rappels qu’on quitte la salle à regret, mais avec l’agréable sentiment d’avoir assisté à un pur moment de grâce.

 

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Vincent Brunelin

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