Musique

(Live Report) Festival Mo’Fo à Main d’Oeuvres

(Live Report) Festival Mo’Fo à Main d’Oeuvres

05 février 2013 | PAR Lucie Droga

Vendredi 25, nous étions à Saint-Ouen pour assister au festival Mo’Fo (comprendre More Folk, Mother Folk ou Mother F…) à Main d’Oeuvres. Pour la soirée d’ouverture, la programmation était forte alléchante et promettait de réchauffer un public plus que congelé : malheureusement, les foules ne se sont pas précipitées, et c’est bien dommage. Nous, on a aimé !

La soirée commence devant un public certes peu nombreux, mais conquis par The George Kaplan Conspiracy, un trio français électro qui n’est pas sans rappeler New Order : boîtes à rythmes et nappes de synthé, le groupe parvint à merveille à lancer le festival grâce à une musique minimale retenue mais qui fait bouger les pieds.

De l’autre côté, sur la scène Mo, Thomas Belhom, connu pour avoir été un temps, batteur des Tindersticks, nous livrait un show très maîtrisé aussi bien visuellement que musicalement. Seul, jonglant entre batterie, bandes enregistrées, percussions et guitare, le multi-instrumentiste nous invitait au voyage, maniant un sens de l’expérimentation qui a pu laisser le public interrogatif, mais sûrement pas indifférent…

Radicalement opposé, on retrouve sur la scène Fo Howe Gelb, qui, loin des machines technologiques qu’il semble détester, se présente seul sur scène uniquement accompagné de sa guitare et son piano. Ce grand monsieur, qui officie depuis plus de 30 ans dans diverses formations, est considéré à juste titre comme l’un des parrains de la folk. Artiste fascinant, c’est devant un public mitigé qu’il se produit ce soir là : n’hésitant pas à jouer avec les silences, il sert à son public des morceaux bluesy qu’on croirait directement issu de l’album Songs For Drella de Lou Reed et John Cale : se débrarssant de toute fioriture, il enchaîne des morceaux secs qui ne possèdent que la peau sur les os.  Et ce n’est pas pour nous déplaire, loin de là, même si Gelb aurait peut être pu rester sur scène un petit peu plus longtemps !

Pour clôturer le show, le groupe nantais Lonesome French Cowboy And The One composé de Federico Pellegrini au chant (du feu Little Rabbits) et d’Eric Pifeteau à la batterie s’empare de la scène pour un dernier concert totalement explosif et convaincant : guitare enrouée, batterie et boîte à rythme, ils n’ont beau être que deux sur scène, ils emplissent la salle Fo de leurs riffs et leurs rythmes totalement brutes. Duo jouissif, ils jouent fort et bien des morceaux rock’n roll aux vagues new wave. Si un album est à sortir en avril prochain, le public lui, est déjà plus que conquis.

Il ne serait pas juste d’oublier Ramona Cordova, qui offre un concert intimiste, seul avec sa guitare : sous des accents folk, le public se laisse volontiers bercer par la voix frêle aux accents fok de ce jeune artiste. De même, le seul regret de cette soirée sera d’avoir raté Malka Spigel, car on ne pouvait pas être sur deux scènes en même temps. Dommage, on aurait bien aimé entendre sa pop aérienne…

Une soirée plus que convaincante malgré un public peu présent : tant mieux pour nous, on a pu agréablement aller et venir de la scène Mo à la scène Fo pour apprécier cette belle programmation aux sonorités pop-rock !

Visuels et Image à la Une : © Thomas Béhuret

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Lucie Droga

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