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[Live Report] Asaf Avidan, Woodkid, Gesaffelstein et Vitalic ont enflammé Lives au Pont

[Live Report] Asaf Avidan, Woodkid, Gesaffelstein et Vitalic ont enflammé Lives au Pont

13 juillet 2013 | PAR Amelie Blaustein Niddam

photo (100)A l’abri de la ferveur avignonaise, sous les auspices d’un autre pont, celui du Gard cette fois, le festival Lives au Pont a dressé pour la troisième année son immense scène qui a largement été honorée par un programme  dément : le rock d’Asaf Avidan, le baroque de Woodkid, la techno sombre de Gesaffelstein et les beats agressifs de Vitalic.

21h15 : Asaf Avidan

En France, le compositeur, chanteur et interprété Asaf Avidan est surtout connu par son tube « One Day », et c’est cela qu’on entend en arrivant sur le site du festival, extrêmement blindé mais sans étouffement.  Le pont nous fait dos, il est illuminé, mais pour les spectateurs venus au delà de nombreux, le beau spectacle est devant. L’israélien surprend rapidement avec deux titres carrément rock, sa voix à la Janis Joplin se déploie et dans un mouvement bab’ il dit vouloir un « miracle », « une connexion à la planète »

L’intermède est assuré par Dj Sunday, il mixe electro tranquille, ce qui sied à merveille au site qui se remplit encore plus, toujours dans la bonne humeur. La circulation est facile, les bars nombreux, les toilettes nombreuses… tout est fait pour que tout le monde ait envie de rester, et il faut dire qu’au talentueux Asaf Avidan succède le monstre Woodkid

22H-Woodkid

Place au Baroque et au spectaculaire. Nous vous parlions il y a peu de Yoann Lemoine. « Il faisait de l’image avant de faire du son, lui qui après être passé par une école d’art lyonnaise, a bossé un temps avec Luc Besson, avant d’exécuter quelques piges dans l’animation visuelle, puis de réaliser quelques clips pour Yelle, pour Moby, pour Drake, pour Katty Perry, ou encore pour Lana Del Rey. Le percutant « Iron », d’ailleurs, était initialement un objet clipé, sur lequel Woodkid a finalement décidé d’ajouter une couche sonore pour agrémenter le tout. »

Le lyonnais se fait nommer Woodkid, il offre à l’écoute une pop mélancolique, grandiloquente et fascinante. Sur scène, le spectacle est total, les titres s’accompagnent d’une création vidéo en 3D. Les couloirs se font infinis, les valkyries s’effondrent, les murs se renversent. Les huit musiciens de deux percussionnistes comme des géants jouent de façon symphonique. C’est quand il les déploie tous, et que la lumière accompagne des tambours que la prestation se fait démente. Sur « Iron » ou « I love you », la magie opère. Pour le reste, il aura déployé quasiment tout l’album The golden age, réussissant sur la fin de son passage à véritablement retourner le public, bien calme sur cette musique sombre.

Woodkid a de la graine de héros, il a ce son qui fait que dès la première note il est reconnaissable, en cela, c’est indéniablement un grand artiste.

23h15-Gesaffelstein

C’est donc chauffé à blanc que les spectateurs attendent la révélation de la french touch : Gesaffelstein

De son vrai nom Mike Levy, le gamin ( il est né en 1985) a une culture techno démente. Son nom est une fusion entre  Gesamtkunstwerk (album de Dopplereffekt, allemand pour « œuvre d’art totale ») et Albert Einstein.Comme Woodkid, on sent que le jeune homme n’a pas l’ego dans sa poche. Il arrive sur scène en véritable dandy, costard, chemise, cigarette et petit verre à la main.

Sa table est de marbre et derrière lui s’érige un autel, rien que ça. Et bien quoi ? Il a raison le petit, car lui vouer un culte ne serait pas de trop.

Son set fut un moment de génie pur, dans un tech-house progressive qui aura explosé en techno à la fin. Son touché est élégant, raffiné et inspiré. Le remix d’ecstasy aura fini de faire sauter ceux qui ne faisait que danser. Ce titre de The Hacker fleure les « rave party » d’antan.

Sa techno est sombre, puissante, mélodique. Énorme coup de cœur.

01h00-Vitalic

C’est sur le son agressif ( mais dément) de Vitalic que l’on quitte le lieu. Cet autre groupe de french touch plonge le public dans une débauche de lumière et de volume. Un son brutal qui passe l’épreuve du dance floor,

 

Mais il est déjà tard, et le festival d’Avignon nous attend, à l’année prochaine Lives au Pont !!!

 

 

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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