Musique

Live report : Alter Bridge à la Maroquinerie (12/11/10)

13 novembre 2010 | PAR Mikaël Faujour

Avec son troisième album, AB III, paru en octobre, les Américains d’Alter Bridge livraient un album à l’efficacité incontestable, aussi puissant que mélodique et qui devrait figurer en bonne place dans quelques palmarès metal 2010. Ils étaient de passage à la Maroquinerie vendredi 12 novembre.

Clairement, AB III est un album qui surprend. Souvenir d’un premier album d’Alter Bridge (One Day Remains, 2004) guère renversant, qui n’avait guère excité la curiosité pour son successeur en 2007. Et là, c’est de bout en bout que ce troisième album se laisse écouter. Cela groove, cela déborde de mélodie, de riffs et soli brillants, de hooks ; et la voix puissante et émotionnelle de Myles Kennedy est digne des meilleurs chanteurs « mélodiques » de metal. Selon qu’on accroche ou pas, on verra en AB III l’un des très bons disques metal de l’année 2010… ou un album sans âme mais plein de ficelles diablement efficaces (ballade à briquets à l’appui), à la façon d’un Toto metal, si l’on veut.

En tout cas, les fans qui ont rempli la Maroquinerie – (le concert était sold-out depuis des semaines), certains venant même de… Finlande (!) pour l’occase – avaient choisi leur camp et la ferveur de l’audience, à l’unisson avec un groupe très en place et manifestement ravi, en atteste. Avec un professionnalisme incontestable, Alter Bridge livre une performance excellente. La basse, tellurique, vrombit et groove avec une efficacité impeccable ; la batterie est carrée, sans éclat, implacable et simple. À la guitare, Mark Tremonti vogue entre metal plombé et élans plus harmonieux. Et au chant, Myles Kennedy fait merveille. On pense un peu aux compositions d’un certain néo-metal mélodique, mais sans les tics les plus exécrables, avec en somme une maturité, une maîtrise qui tout simplement accrochent, séduisent sans putasserie.

Alter Bridge n’est clairement pas engagé dans une voie obscure et expérimentale ; c’est un groupe dont les compositions sonnent un peu « téléphoné » parfois, mais il est tout de même difficile de ne pas aimer et reconnaître le talent de compositions de ce groupe en pleine possession de ses capacités.

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Mikaël Faujour

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