Musique
Live Report’: Ray Manzarek & Robby Krieger of THE DOORS enflamment le Trianon

Live Report’: Ray Manzarek & Robby Krieger of THE DOORS enflamment le Trianon

04 juillet 2012 | PAR Marie Charlotte Mallard

Ray Manzareck & Robby Krieger, claviériste et guitariste des DOORS nous ont honorés ce lundi d’un concert unique et mémorable au Trianon. Accompagnés de Phil Chen à la basse, Ty Dennis à la batterie et Dave Brock au chant,avec qui ils ont fait leur tournée en 2011, ils ont véritablement enflammé le public.

La salle était pleine à craquer, premier constat : toutes les générations semblent ici réunies, véritable melting-pot générationnel assemblant sexagénaires nostalgiques, trentenaires comme adolescents acnéiques. Tous sont en ébullition, nombre de fans arborent un t-shirt à l’effigie de Jim Morrison, certains parlent de leur titre préféré,  d’autres restent dubitatifs et s’interrogent, les Doors sans Jim Morrisson sont-ils vraiment les Doors ? L’ambiance sera-t-elle au rendez-vous ? Clairement, oui ! La ressemblance tant physique que vocale entre Dave Brock  et Jim Morrisson est saisissante, troublante, l’illusion presque parfaite. Sans être dans l’imitation ou la caricature (bien que le look soit sans doute savamment travaillé), mais au contraire en respectant scrupuleusement l’œuvre du groupe et les interprétations du Roi Lezard, Dave Brock réussit à nous embarquer dans un voyage à travers le temps et l’univers mystique des Doors.

Alors que l’impatience commence à gagner de plus en plus les fans, la musique de Carmina Burana résonne tout à coup dans la salle, enfin, Ray Manzareck et Robbie Krieger of the Doors,  entrent sur scène, la salle tout entière  hurle son admiration. La folie s’empare littéralement du public une fois les premières notes de Roadhouse Blues  posées. Une émotion, une fureur, une ambiance véritablement surréaliste, qui jamais ne redescendra durant les deux heures de concert. S’ensuit une version vive et mordante de Break on Through, puis la psychédélique Strange Days, qui de sa mélodie tortueuse et contemplative achève de nous emporter dans l’univers torturé et hallucinogène des Doors et particulièrement de Jim Morrison. L’aura du chanteur semble réellement planer au-dessus du Trianon. Lors de When the music over, l’on ferme les yeux et se laisse définitivement aller, bercé par le spleen méditatif du titre l’on se projette dans le passé. A la fin de la chanson, les plus dubitatifs semblent définitivement conquis.

Ray Manzareck, maître de cérémonie parait en très grande forme, son énergie est débordante. A la toute fin du concert il n’hésitera pas à nous montrer sa souplesse et son agilité, se mettant debout pour aller marteler de son pied le clavier. Robbie Krieger quant à lui apparaît plus fatigué, mais ses talents de guitariste restés intacts attestent toutefois du contraire, outre les nombreux chorus, il régalera le public avec l’introduction bohémienne de Spanish Caravan. L’intégralité de l’album L.A woman a été interprétée, auquel ont été ajoutés quelques classiques indispensables : Love me two times, Peace Frog, sans oublier le fiévreux Ligth my fire qui, gardé pour la fin n’a pas manqué d’enflammer les spectateurs déjà furieusement excités par l’ensemble de la prestation. Il faut dire que l’enchaînement des titres nous a fait constamment et savamment osciller entre frénésie et rêverie, agitation et contemplation, stimulés et envoûtés, l’on se croyait presque téléporté à la fin des sixties. Les acclamations finales furent démentielles, sur chaque visage se dessinait un large sourire, l’ensemble de la salle est debout, applaudit, crie, tape du pied, pour rappeler les artistes par deux fois.  Seul regret, ne pas avoir entendu en live la mythique The End, chanson peut-être trop marquée par la personnalité de Jim Morrison.

En bref, un concert délirant, duquel on ressort avec l’impression d’avoir vraiment assisté à un quelque chose d’unique, de mythique. J’entends au loin les puristes dire : oui mais sans Jim….Certes ce n’était pas les vrais DOORS, certes nous n’étions pas dans l’ambiance déraisonnée et sous influence des années hippies, toutefois une douce et pure folie régnait ce soir-là au Trianon et nous a permis de rêver, de nous évader, de croire qu’on y était, le temps d’une soirée.

Photo: http://www.rayandrobby.com/

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Marie Charlotte Mallard
Titulaire d’un Master II de Littérature Française à la Sorbonne (Paris IV), d’un Prix de Perfectionnement de Hautbois et d’une Médaille d’Or de Musique de Chambre au Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy-Pontoise, Marie-Charlotte Mallard s’exerce pendant deux ans au micro d’IDFM Radio avant de rejoindre la rédaction de Toute la Culture en Janvier 2012. Forte de ses compétences littéraires et de son oreille de musicienne elle écrit principalement en musique classique et littérature. Néanmoins, ses goûts musicaux l’amènent également à écrire sur le rock et la variété.

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