Musique

Liam Gallagher « Why Me ? Why Not » : retour aux fondamentaux de la britop des 90’s !

Liam Gallagher « Why Me ? Why Not » : retour aux fondamentaux de la britop des 90’s !

21 septembre 2019 | PAR Jean-Christophe Mary

Ne rêvez plus. Il n’y aura pas de reformation d’Oasis. Mais que les nombreux fidèles se consolent, Liam Gallagher présente son second opus solo. La bonne nouvelle, le mancunien revient aux fondamentaux de cette britop qui a fait la renommée d’Oasis dans les 90’s. 

Dès la formation d’Oasis en 1991, Liam Gallagher a su imprimer sa marque pour donner au rock cette dimension insurrectionnelle : arrogance, bagarres musclées qui faisaient la « une » des tabloïds de l’époque. Sans oublier la rivalité médiatique avec Blur. Un model marketing en copier coller sur le buzz médiatique que se livraient les Rolling Stones et les Beatles dans les 60’s. Aujourd’hui l’époque Oasis semble belle et bien révolue, Noel Gallagher n’ayant à ce jour toujours aucune intention de donner suite à l’histoire. Reste donc aux fans de suivre les projets parallèles des deux frères. Si Noël sort régulièrement des projets pop ambitieux,  il faut bien cette fois rendre hommage au talent de Liam Gallagher qui reprend  l’histoire là où le quatuor l’avait laissé lors de sa disollution en 2009. La passion de Liam pour le rock des 60’s et des 70’s transparaissait déjà sur les deux premiers albums de Beady Eye et sur son premier album solo sorti en 2017. Alors que vaut ce « Why me ? Why not » composé par le trio Liam Gallagher, Greg Kurstin et Andrew Wyatt ? Dès le premier « Shockwave » les guitares rugissent tandis que la voix trainante de Liam étire les mots comme des élastiques comme à la grande époque. On adhère vraiment aux refrains énergiques de « One of Us  », « Halo »  et « Alright Now » dans la lignée de ses héros Beatles, Who, Sex Pistols, Bowie et Rolling Stones. On est pris dans cette toile sonore comme hypnotisé face aux riffs catchy, aux mélodies tubesques tel « Now That I’ve Found You », aux divagations psychédéliques de « Alright Now» ou « The River », aux cordes triomphantes de « One of Us ». On trouve deux chansons hommage l’une à sa mère « Be Still » l’autre à sa fille Molly le très émouvant « Now I’ve Found You ». Certes à 46 ans, le performer s’est assagit, mais il incarne toujours et mieux que personne, ces hymnes populaires qui mystifient l’Angleterre d’hier avec ce côté fierté très Union Jack, cette nostalgie du « c’était mieux avant ». La voix nasale est toujours aussi envoûtante, identifiable entre mille, et sonne magnifiquement comme un croisement hybride entre John Lennon et Johnny Rotten. Le benjamin des frères Gallagher persiste et signe avec ces 11 nouveaux titres dont quelques uns devraient se hisser aux sommets des hit parades cet automne. On attend impatiemment le concert le 21 février au zénith de Paris.

Jean-Christophe Mary

Visuel : affiche

 

Pierre-Emmanuel Rousseau : Je me définis fondamentalement comme un metteur en scène d’opéra
Noon by Noor s’inspire des perles de culture
Jean-Christophe Mary

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *