Musique

Les Nuits Secrètes : Soir 2

11 août 2009 | PAR Pauline

Retour sur les concerts du deuxième soir des nuits secrètes. Au programme, Pete Doherty, Calexico et Kap Bambino.

Samedi soir, Valoy-Brown and the Pi’s ont ouvert la soirée au jardin devant un public quasiment absent. Et pourtant, découverte agréable du groupe de rock lillois. Sur la grande scène, le jazz éthiopien de Getatchew Mekuria and the ex a fait danser un public déjà nombreux grâce à une performance enthousiasmante mêlant avec habileté musique et danse.

Ce soir, les organisateurs nous poussaient à faire un choix. Pete(r) Doherty et Au revoir Simone Calexico et les Aggrolites, Naive New Beaters et General Elektriks, à chaque fois deux groupes sont sur deux scènes différentes en même temps.

peter-doherty-4Difficile pourtant de renoncer à Pete(r) Doherty. Un atout en sa faveur : monsieur avait daigné faire le déplacement, sur une scène gratuite qui plus est. Que l’on aime ou non le dandy anglais, celui-ci est à voir au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour se faire une opinion. Souvent décrié, avec des performances laissant à désirer (cf les Eurockéennes de Belfort), son concert de samedi a pourtant constitué la bonne surprise de la soirée. Il faut dire que mes espoirs n’étaient pas très haut, et monsieur Doherty a su les surpasser. Fidèle à lui même, sa bouteille de vin à la main, il a su nouer un contact avec un public très demandeur. Devant la scène, l’ambiance était survoltée. Objets en tout genres (et susceptibles de plaire au chanteur) : cigarettes, briquets, préservatifs atterrissent sur scène pendant que l’une lui demande son chapeau et que l’autre réclame des chansons des Libertines. Énervante d’ailleurs, cette passion pour les Libertines. Si Pete Doherty a décidé de s’appeler Peter et de jouer en solo, alors qu’il joue des chansons de Grace Wastelands et non celles des Libertines. Malgré ce bémol, ses aller-retours entre Can’t stand me now (the Libertines) et Arcady (Grace Wastelands), ses improvisations ratées et ses private jokes avec le public nous font passer un bon moment avec une rock star trash qui s’est calmée et des fans surexcités et ravis, quoi qu’il fasse.

Changement d’ambiance au jardin pour le concert de Calexico. La moyenne d’âge du public s’élève brusquement (mais l’enthousiasme, lui, n’est pas moindre) pour écouter les ballades folk, rock et jazz d’un groupe indéfinissable. Chemises à carreaux, en jean ou à broderie, les cowboys de la frontière mexicaine séduisent par le savant mélange de leur musique, à mi-chemin entre world music, country et mariachis mexicaine. Assurément le coup de cœur du festival. calexico-16

naive-new-beaters-5Retour à la grande scène et nouvelle ambiance, encore, avec les déjantés Naïve New Beaters. Le second degré est de mise lorsque les trois membres du groupe (parisiens) David Boring, Martin Luther BB King et Euro-Bélix qui naviguent entre électro-pop et hip hop nous font part de leurs émotions avec leur accent « californien »: « ça nous chauffe vraiment dans le cœur (…) vous nous faites boumboum dans le cœur ».

A la Bonaventure, l’électro rock délirante de Kap Bambino, tout comme Djedjotronic, était tellement attendue que les artistes ont joué à guichets fermés. Heureusement pour ceux qui n’ont pas réussi à avoir de place, la fête continuait à l’extérieur de la salle. A défaut de voir les platines, on pouvait au moins les entendre.

Pour les concerts de vendredi et dimanche soir, c’est ici.

Pauline Moullot

Les Nuits Secrètes : soir 3
Les Nuits Secrètes : Soir 1
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