Musique

Les Monstroplantes contre le Dr Larsen, interview d’un Super-héros

Les Monstroplantes contre le Dr Larsen, interview d’un Super-héros

01 mars 2011 | PAR Benoit Dabout

Le 25 février dernier, l’album des Monstroplantes « Les Monstroplantes contre Dr Larsen » est sorti. Le groupe est essentiellement composé de cuivres, c’est ce qui donne ce concentré d’énergie et de puissance! Dans un univers de BD et de super-héros, Sébastien aka Dr Seb, saxophoniste, nous accorde une interview.

Comment le groupe s’est il formé?
A la base, nous avons créé une fanfare éphémère pour un projet de cinéma. Après cela, certains participants ont voulu continuer l’aventure sous la forme d’un groupe. Cela fait à peu près 4 ans maintenant que nous avons commencé!

Pourquoi ce nom de groupe?
Nous sommes une bande de trentenaires donc nous avons grandi avec les premiers mangas comme Goldorak et autres. Nous sommes tous fans de BD, de comics, de cinéma et nous recherchions un nom en français se rapportant à notre univers. Dans la série télévisée Jayce et les Conquérants de la lumière, les personnages combattent des créatures en forme de monstres et de plantes, les Monstroplantes. C’est ce qui nous a plu et donc nous avons décidé d’adopter ce nom!

Comment composez-vous vos chansons?
Généralement, il y a un musicien qui arrive avec une partition de «cuivre » en la proposant au DJ pour les arrangements. Sur scène nous n’avons pas de batterie, c’est le DJ qui va s’occuper de tout ce qui est rythmique. Une fois l’assemblage créé, Julien (le chanteur) écrit un texte. Ensuite le morceau évolue lors des répétitions avec les autres musiciens du groupe et le technicien, considéré comme un membre à part entière des Monstroplantes.

Pourquoi chanter en anglais?
Julien est un fan de « soul » et de « rhythm and blues ». Il a toujours chanté en anglais et préfère cette langue. J’ai essayé de le faire chanter en français mais il ne se sentait pas à l’aise. Mais ça ne veut pas dire que nos musiques ne sont pas faites pour la langue française. Nous avons déjà collaboré avec Gas du groupe Dialect Music (Hip Hop/Lyon) et son flow, son énergie se mariaient très bien avec nos musiques!

Votre album s’apparente à une BO de film, est-ce un exercice que vous aimeriez faire?
Bien sûr! Nous aimerions faire cela! Comme je l’ai dit, nous sommes tous fans de cinéma et voir nos musiques sur un film c’est clair que c’est un peu notre rêve. En plus de cela, nos influences sur certains morceaux que l’on fait sur scène s’apparentent à des séries des 70’s comme « Mission Impossible » ou « Inspecteur Harry ». Donc oui, nous aimerions et nous voulons faire cela!

Par cet album que désirez-vous revendiquer?
Nous n’avons pas vraiment de revendication, nous sommes productifs et espérons faire partager notre musique sur scène. Le but de cet album est de nous faire connaître sur scène. Pour en revenir aux revendications, Julien, par ses textes cherche quand même à faire passer quelques messages aux allures un peu écolo : comme les problèmes d’adaptation de l’Homme à son environnement et le fait que les gens restent de plus en plus souvent accrocher à leur télé et ne sortent pas voir des concerts par exemple.

Êtes-vous des super-héros de la musique?
(Rires) Gardons un peu d’humilité! Nous avons beaucoup de projets « Délire super-héros ». Avant de sortir l’album nous voulions faire un comics. Le manque de temps et d’argent ont eu raison de nous et avons mis l’idée de côté. L’album musical s’est naturellement inspiré du projet initial. Le terme de super-héros est un peu nombriliste par rapport à notre philosophie, cela ne nous correspond pas. Le plus important pour nous c’est la scène et l’énergie que l’on dégage, c’est peut-être en cela que nos sommes des super-héros!

Des projets pour finir?
La priorité pour le moment est de faire de la scène et de nombreuses tournées. Sinon, nous voulons enregistrer un album africain pour un deuxième opus.

Retrouvez les dates de leur tournée ici.

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