Musique

Le Printemps de Bourges et son festival off : les féministes ont la parole

15 avril 2010 | PAR Cecile David

Ce week-end, le Nadir laisse carte blanche à des artistes femmes au caractère de feu. Des féministes « trash » libérées à la sexualité débridée pour des créations engagées ou tout simplement fêlées. Bye bye clichés.

Vendredi 16, pénétrez en douceur dans le monde excentrique de « The Fabulous Mutantes Party », un événement organisé en partenariat avec le festival du Printemps de Bourges.

De 17h à 20h, la projection du film « Mutantes », documentaire réalisé fin 2009, vous fera découvrir l’univers porno punk de Virginie Despentes. Célèbre pour ses romans dérangeants au style innovant (« Baise-moi »), l’artiste s’exprime aussi sans tabou derrière la caméra. « Mutantes » dépeint une réalité où la femme est à l’égal de l’homme, où l’idée même de division en terme de sexe est obsolète. Virginie Despentes veut en découdre avec cette image d’une femme douce et servile. Une femme peut aimer une autre femme, une femme peut aimer la violence et la luxure, la femme peut être semblable à l’homme. Femme, femme, femme… overdose ? Ce n’est que le début ! Vous pourrez même débattre de sa condition avec la réalisatrice elle-même et Lydia Lunch, chanteuse, poétesse, auteure et artiste américaine, punk jusqu’au bout de la langue.

22h : « Lydia Lunch’s Big Sexy Noise », un concert rock féministe qui risque de faire du bruit. Lydia Lunch a choisi la musique comme sublimation, la chant comme exorcisme. Victime d’un inceste lorsqu’elle n’est qu’adolescente, elle plonge rapidement dans les méandres de l’alcool et de la drogue. Elle connaît la prostitution. L’histoire d’une môme marquée à vie qui ressent le besoin pressant de cracher sur cette société qui l’a brisée.

00h-2h : Virginie Despentes s’installe aux platines aux côtés de Shu Lea Cheang. Artiste multimédias, elle combine art et technologie pour donner naissance à des sons qui invitent à réfléchir sur les « stéréotypes ethniques, la nature et l’extravagance des médias populaires, institutionnels […] [le] pouvoir, [les] relations raciales, et [les] politiques sexuelles. »

Samedi 16 avril à partir de 17h, imprégnez-vous des écrits avant-gardistes de féministes à la langue bien pendue.

Venez savourez les extraits de :

– « Will Work For Drugs » (2009/Akashic book/NY)
de et par Lydia Lunch

– « Will Work For Drugs » (version franc?aise)
traduction et lecture par Virginie Despentes

– « La voie humide »
de et par Coralie Trinh Thi (sous re?serve). Réalisatrice, ancienne actrice porno et écrivaine française, elle a récemment fait parler d’elle avec la sortie du film choc « Baise-moi »

– « Insurrections ! en territoire sexuel » (2009)

– « La mère, la sainte et la putain »
de et par Wendy Delorme. La professeure, écrivain et performeuse française est aussi lesbienne militante et actrice dans des films X lesbiens expérimentaux. Une « pin-up intellectuelle ».

A partir de 22h : même menu que la veille pour les retardataires.

«Le mouvement post-porno est une nouvelle étape de la révolution féministe» (dixit Virgine Despentes pour le magazine « Têtu »). Les femmes bourgeonnent sur le Printemps, attention… elles piquent.

Ralph’s by Lauren : la classe made in US s’installe Boulevard Saint Germain
Soirée à rosé : le cabernet-d’Anjou remplit vos verres à la Bastille
Cecile David

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *