Musique

Le Prince Miiaou au Café de la Danse le 3 mai

03 avril 2011 | PAR Camille Jamain

Le Prince Miiaou jouera au Café de la Danse le 3 Mai, c’est l’occasion d’aller voir une artiste singulière qui représente ce que la pop française a de mieux à défendre.

Lorsque j’ai vu Maud-Elisa Mandeau alias Le Prince Miiaou (lire la chronique de son deuxième album, paru en 2009) pour la première fois en 2010 en première partie de Troy Von Balthazar, j’ai pour ainsi dire pris une sacrée leçon, elle ne m’a plus quitté depuis. Plutôt habitué aux sombres caves de la scène noise je n’en attendais pas vraiment beaucoup de la première partie du légendaire leader de Chokebore. Seulement voilà : ce brin de fille de 27 ans développe une pop d’une richesse inouïe à 100 000 lieues des plats réchauffés que nous propose la majorité des artistes francophones de cette scène. Tour à tour fragile et blessée ou autoritaire et capricieuse Maud-Elisa emporte dans un univers au songwriting si particulier.

Forte de la sortie récente de son magnifique deuxième opus Fill the Blank With Your Own Emptiness, Le Prince Miiaou possède une recette qui ne peut laisser indifférent. C’est d’abord une voix, grave et séduisante, des arrangements riches et soignés qui laissent pourtant une certaine impression d’évidence, et c’est avant tout une personnalité à l’image de sa musique. Il y a évidement du Tender Forever et du Warpaint en elle et l’on ne peut que s’en réjouir pour la scène française. Si l’on ajoute à tout cela le fait qu’elle conçoit tout elle-même dans sa maison des Charentes, de l’enregistrement jusqu’à la confection des pochettes on est en droit de croire que Le Prince Miiaou fait figure d’OVNI à ne pas manquer. Sa force est de séduire au-delà des genres et des frontières d’une pop si balisée qu’on en oublierait presque l’intérêt commun, faire une musique, évidente et belle comme on en a peu.  Sur ce point Maud-Elisa n’a de leçon à recevoir de personne.

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Camille Jamain

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