Musique
Latcho divano : la culture tzigane au coeur de Marseille

Latcho divano : la culture tzigane au coeur de Marseille

21 mars 2012 | PAR Celeste Bronzetti

Le festival Latcho divano ouvrira ce vendredi, 23 mars, à Marseille. Latcho divano en romani signifie « le bel échange » et ce propos a l’air d’être tout à fait réalisable si on jette un coup d’œil à la programmation : des concerts, des performances théâtrales et des lectures, ainsi que des conférences débats ont le but d’approcher les gens aux multiples facettes de la culture tzigane.

Une « lecture en musique » ouvrira la première soirée à l’honneur de Django Reinhardt, figure emblématique de la culture tzigane. L’initiateur du jazz manouche devient le véritable symbole de cet échange qu’on se propose de traduire tout au long du festival. Une trompette, un accordéon, un cymbalum et une batterie animeront la deuxième soirée musicale, avec un répertoire classique qui mélange les notes nostalgiques des ballades tzigane avec ses rythmes pittoresques. Le flamenco et les innombrables nuances qu’il a mélangé et assumé au fil du temps et des déplacements des danseurs tziganes : voilà le protagoniste des soirées suivantes, jusqu’aux derniers rendez-vous musicaux. La célèbre poétique fanfare tzigane avant, le projet Mascarimini en dernier résumeront l’ouverture aux échanges et aux mélanges créatifs de la culture tzigane.
Au-delà des rythmes tziganes il y a le regard et les figures de trois artistes-observateurs : trois expositions à l’affiche montreront trois angles de vue différents de cette culture nomade qui occupe des territoires parfois si différents de l’Europe centrale et méridionale.
La compagnie Audigane animera, par contre, le public la soirée du 4 avril avec son cirque « en famille » : les acteurs porteront sur la scène toutes les traditions de contes et de musique qui nourrissent la mémoire tzigane.
« Les gitans en Andalousie, entre mythe et réalité ouvre jeudi 29 mars le cycle de conférences qui se proposent de mettre en parallèle des moments de réflexion à la vivacité créative du festival. Des sociologues, journalistes et experts en culture tzigane encourageront les débats autour des problématiques les plus brulantes qui concernent la communauté Rom.
Mardi 27 mars et jeudi 29 mars le cinéma entrera aussi dans le répertoire varié de cette quinzaine tzigane : une soirée fiction et une soirée documentaire. À l’air plus poétique et coloré le premier, tout à fait plus descriptif que lyrique le deuxième, ces deux projections jetteront un regard, encore une fois extérieur et passionné au monde tzigane.
Une lecture d’œuvres issues par des roms et quelques stages autour de la cuisine, de la danse et de la langue romani complètent la riche programmation de ce Festival.
Marseille s’apprête à accueillir l’âme artistique d’une tradition multiforme tachée souvent de la marque sombre des préjugés de ceux qui en ignorent la profondeur.

 

Visuel : (c) avec la gracieuse autorisation de l’Association Latcho Divano 2012

Bensimon et Eram s’associent le temps d’un été
Stéphanie Bataille est Peggy Guggenheim Femme face à son miroir
Celeste Bronzetti

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture