Musique
L’agenda des soirées de février

L’agenda des soirées de février

31 janvier 2019 | PAR Rodolphe Pete

Voici une sélection subjective, forcément incomplète mais fondée sur des coups de cœur, de soirées à Paris et en régions pour un début d’année forcément électro !

Rodolphe Peté

Coups de cœur

Vendredi 1er février, Kevin Saunderson, I Boat, Bordeaux

Quand une légende de la techno made in Detroit, connue sous son propre nom ou ses alias comme E Dancer, est à l’affiche d’une soirée, c’est forcément un événement. Moins impressionnant aux platines que son compère Derrick May, Kevin Saunderson est quand même un redoutable sélector pour faire bouger, de la house à la techno, le dancefloor.

Pratique : à partir de minuit, 12, 50 euros, quai Armand Lalande.

Vendredi 1er et samedi 2 février, Blizzard festival, Châteauroux

Madben, Mézigue, Chevalien dj set, Nasty… Un évenement en plein air qui mêle le hip hop, l’électro, la house et la techno. Que des avantages en fait, à condition de bien se couvrir en cette saison. Parmi les moments à ne pas rater, le passage du Parisien Madben, dont les sets puisés aux meilleures sources sont un régal pour les oreilles gourmandes de techno.

Pratique : www.tonnerre-live.com

Samedi 2 février, House Music History, Bob Sinclar, T7, Paris

Avec aussi DJ Yellow et The Supermen Lovers. Retour dans les années 90, celles de la French Touch, de l’explosion des soirées, labels et djs qui allaient embarquer la planète dans une épopée fabuleuse. Si depuis Bob Sinclar a changé de braquet pour virer commercial, il était à cette époque (comme ses amis David Guetta et Martin Solveig) un ambassadeur précieux d’une house enviable.

Pratique : 15 à 30 euros, à partir de 23 h, place des Insurgés de Varsovie, Paris XV.

Vendredi 8 et samedi 9 février, Kolorz festival, Carpentras

Avec Mind Against, Thylacine, Citizen Kain, Chris Liebing, Onyvaa, Bambounou… L’édition hivernale d’un festival bien ancré dans le paysage hexagonal a de quoi ravir avec ce mélange entre têtes d’affiche internationales et valeurs en hausse françaises. Et un événement sans Amélie Lens ou Charlotte de Witte, ça devient tellement rare qu’il faut le souligner…

Pratique : www.kolorzfestival.com

Jeudi 14 février, Paramour le bal ! Hôtel de Ville, Paris

Avec notamment Kiddy Smile, Corine, Arnaud Rebotini, Cécile Togni, Ornette. Pour la Saint-Valentin, pas question d’un simple dîner aux chandelles avec une rose sur la table. La mairie sortira ses plus beaux atours avec un line-up aussi éclectique qu’appétissant. Et si le tarif n’est pas donné, les participants auront d’autant plus à cœur de casser leur tirelire que l’ensemble des bénéfices ira à la lutte contre le sida…

Pratique : www.paramourlebal.paris

Vendredi 15 février, DJ Rush, Concrete, Paris

Un immense personnage, dans tous les sens du terme. Dans les années 90, le natif de Chicago a créé un son techno très personnalisé, à coup de titres ravageurs comme « Motherfucking Bass » ou « Smoke ». Son passage en Europe n’a pas ralenti la cadence, qui frôlait parfois la surchauffe. Mais en set plus calme (ça galope quand même), Rush s’avère imbattable et implacable. Avec aussi Shlomo (live), DJ Sodeyama et Amarou.

Pratique : à partir de 23 h, 69, port de la Rapée, Paris XII. 15 euros.

Samedi 16 février, Bass Culture, Derrick May, Rex club, Paris

La plus ancienne résidence du club des grands boulevards s’est depuis longtemps ouverte à d’autres rythmes que la house initiale. C’est toute le talent de D’Julz de poursuivre une aventure avec des invités prestigieux comme The Innovator en personne, dont le sens du mix éblouit à chacun de ses passages. N’ayant jamais délaissé le support vinyl, l’auteur du mythique « Icon » a gardé une forme splendide et un art fiévreux de la fête.

Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris X, à partir de minuit. 12 à 15 euros.

Soirées

Vendredi 1er février, Jeff Mills, Magazine club, Lille

S’il ne tourne pas si rarement que cela en France, le passage du producteur et dj plus rapide que son ombre n’en demeure pas moins à cocher sur son agenda. Alternant odyssées spatiales et sets gorgés de BPM, l’auteur du mythique « The Bells » continue de dérouler dans le monde entier sa roborative recette aux platines : une techno qui ne faiblit jamais. Pour le plus grand plaisir des fans qui le suivent depuis deux décennies ou ceux qui ont le plaisir de le (re)découvrir. Avec aussi David Asko.

Pratique : 15 à 25 euros, à partir de minuit, 84 rue de Trévise.

Vendredi 1er février, Sonja Moonear, Cabaret Aléatoire, Marseille

Si elle semble désormais très à la mode (pour de très bonnes raisons), la Suissesse a commencé sa carrière au début des années 2000, après une solide formation classique. Ses productions, notamment sur le label Perlon, ainsi que son sens du mix, en font aujourd’hui une valeur sûre du circuit international. L’écoute de ses sets vaut vraiment le détour. Avec aussi Jack Ollins.

Pratique : 41, rue Jobin, Marseille III. A partir de 23 h, 5 euros en prévente, 10 sur place.

Vendredi 1er février, Leon Vynehall DJ-Kicks Tour, le Sucre, Lyon

Si de nombreuses séries de mixes ont cessé (Fabric récemment), ce n’est pas le cas de DJ-Kicks, repère incontournable dans le monde des musiques électroniques depuis plus de deux décennies. Dernière artiste à une longue et prestigieuse liste, le producteur britannique Leon Vynehall, producteur discret mais extrêmement intéressant. La soirée s’annonce donc prometteuse. Avec aussi Sentiments.

Pratique : 12 euros, 50 quai Rambaud Lyon II, à partir de 23 h.

Samedi 2 février, Jennifer Cardini, Badaboum, Paris

Qu’il semble loin le temps où la Parisienne n’était qu’un prénom, faisant ses premiers pas dans le circuit clubs et raves. Depuis, Jennifer s’est fait un nom, a monté un label remarqué (Correspondant) et une soirée éponyme au Rex club de Paris, a posé ses valises en Allemagne et surtout s’est construit un son pointu mais accessible, faussement nonchalant et parfaitement entraînant. Avec aussi Javi Redondo.

Pratique : à partir de 23 h 30, 2 bis rue des Taillandiers, 15 à 20 euros.

Samedi 2 février, Rive Droite New Beat Party, l’International, Paris

Le label parisien fondé par Thomas Delecroix mettra à l’honneur le son des années 90 pour une soirée qui s’annoncera comme un revival du plus bel effet. Une totale logique pour un label puisant aux meilleures sources de la techno, qu’elle vienne d’Angleterre ou d’Allemagne. Pas de demies mesures, de la puissance et de l’efficacité. Avec aussi Ed Isar, T. No et Opak.

Pratique : 5, rue Moret, Paris XI, 6 euros, à partir de 21 h.

Samedi 2 février, le Transbordeur, Villeurbanne

Une très belle programmation pour cette soirée on ne peut plus éclectique dans une salle excentrée mais à taille humaine. Entre le grand voyageur qui va au plus près de la nature (Molécule), un des producteurs les plus passionnants et mystérieux (Pantha du Prince) et la nouvelle coqueluche des médias (Léonie Pernet), ce premier samedi du mois promet une aventure sonore apte à marquer les esprits. Avec aussi Two Faces.

Pratique : 24,80 euros, à partir de 20 h, 3 boulevard de la Bataille de Stalingrad.

Samedi 2 février, Camion Bazar vs La Mami’es, Warehouse, Nantes

Deux collectifs qui ont le sens de la fête, des couleurs et de la musique house. Déjà que séparément les deux bandes sont capables de tout, alors ensemble, rien ne sera impossible ! Un joyeux bazar en perspective, dans le meilleur sens du terme et l’assurance, le lendemain, d’avoir des souvenirs souriants pleins la tête…

Pratique : de 9,90 à 13 euros, à partir de minuit, 2 quai des Antilles.

Jeudi 7 février, anniversaire Manifeste 11, la Java, Paris

Avec Rebeka Warrior dj set, Emo Goblin, Wicca, Moesha Ciel, Safia Clubmed-Schwartz et Paul Seul. Le premier anniversaire de la boutique parisienne spécialisée en mode vegan, tenue par les jumelles Maud et Judith, permettra notamment d’entendre, avant une tournée avec Vitalic sous l’alias Kompromat et l’enregistrement d’un album pour son duo Mansfied Tya, la vivifiante et surprenante Rebeka Warrior. Grosses secousses à prévoir !

Pratique : 6,50 euros, à partir de 22 h 30, 105 rue du faubourg du Temple, Paris X.

Vendredi 8 février, Glenn Underground, Djoon, Paris

Parmi les grands noms de la house made in Chicago, comment ne pas penser à Glenn Crocker ? Prolifique depuis les années 90, il occupe moins que d’autres l’espace médiatique. Mais ses productions sont parfaitement connues des amoureux de la house chaleureuse et intemporelle, survivant sans difficulté aux modes. Il est suffisamment rare en France pour ne pas commencer le week-end sans un détour bienvenu…

Pratique : 13 euros, à partir de 23 h 30, 22 boulevard Vincent Auriol, Paris XIII.

Vendredi 8 février, DJ Hell, Clara 3000, A la Folie, Paris

Entre le fondateur du label Gigolo records, dont les albums ne sont pas non plus à négliger, et la précieuse Clara 3000, le petit site de la Villette prendra des airs de grand club avec ce line-up digne des plus gros événements. Si DJ Hell n’est pas le meilleur dj qui soit, le personnage vaut à lui seul le détour. Avec aussi Nicol.

Pratique : 26, avenue Corentin-Cariou, Paris XIX. A partir de 23 h, 12 à 15 euros.

Vendredi 8 février, Dominik Eulberg, Faust, Paris

Producteur sensible, discret et pourtant si précieux et important, Dominik Eulberg est suffisamment rare dans l’Hexagone pour ne pas manquer son passage sur les bords de Seine. L’Allemand, pilier d’une certaine minimale, a réussi à se démarquer par des sons de la nature qui donnent une dimension supplémentaire à ses sorties. Avec aussi Amentia, Anton Dhouran, Matthus Raman.

Pratique : 9 à 13 euros, pont Alexandre-III, à partir de 23 h 30.

Vendredi 8 février, Skryptom party, Rex club, Paris

La résidence trimestrielle d’un label techno qui a dépassé le cap des dix ans est toujours à suivre car elle ne s’intéresse pas aux têtes d’affiche interchangeables à force de bourse aux bookings. Le pari est de miser sur des découvertes ou des noms moins connus mais qui s’avèrent passionnants. A ses débuts, c’est notamment au Rex que Dusty Kid a marqué les esprits. On peut faire confiance à Electric Rescue pour gâter ses habitués. Avec O Phase et Headless Horsman (live).

Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris X, à partir de minuit. 12 à 15 euros.

Vendredi 8 février, Laurent Hô, le DB, Narbonne

A 50 ans, la légende du hardcore et de la techno n’a rien perdu de son charisme ni de sa dextérité aux platines. On croyait le fondateur du label Epiteth retiré du circuit, après une aventure de plus d’un quart de siècle avec ses hauts et ses bas. Mais l’auteur du mythique « Control 3 » (avec la si regrettée Liza N’Eliaz), tel un Phénix renaît toujours et n’a pas fini de faire exploser les BPM. Avec aussi Nikita, Trackwasher, Gate Gate, Karden, Choko Loco et Purple.

Pratique : 41, avenue d’Espagne, 10 euros, à partir de 23 h.

Samedi 9 février, Citizen Kain, l’Ostra club, Nancy

C’est un peu une réunion d’anciens résidents du Rex club parisien qui aura lieu en Lorraine, entre Tonio et Antony Adam. S’y ajouteront deux Sudistes, l’un (Kiko) connu par son hit « World Cup » sorti dans les années 90, l’autre (Citizen Kain) avec qui il a collaboré pour des productions remarquées à l’image de « Meantime » ou « Sundays ». Une belle page, au final, de la techno hexagonale des vingt dernières années, dans sa diversité sans cesse renouvelée.

Pratique : 13 euros, à partir de minuit, 34 boulevard d’Austrasie.

Samedi 9 février, Mathew Jonson (live), Cabaret Aléatoire, Marseille

Son superbe et sensible morceau « Marionette » a fait le tour du monde. Mais le Canadien, fondateur du label Wagon Repair, musicien hors pair, est aussi membre du remarqué Cobblestone Jazz, dont les prestations scéniques ont assis une réputation tout sauf usurpée. En solo, Mathew Jonson assure également sans souci le spectacle. Avec aussi Fjaaak (live), Jack Ollins et Jack de Marseille.

Pratique: 41, rue Jobin, Marseille III. A partir de 23 h, 12 à 15 euros.

Dimanche 10 février, Seth Troxler, Concrete, Paris

Trublion du milieu house, le natif de Detroit vaut largement mieux que la réputation d’amuseur aux platines. D’abord parce que Seth Troxler, à l’instar de Ricardo Villalobos, sait mieux que quiconque construire un set oscillant entre house et techno en dosant parfaitement les ingrédients et en amenant le dancefloor où il souhaite le faire voyager. Peu d’effets techniques mais une sélection pointue et pleine d’étincelles. Avec aussi Krystal Klear, S3A (live) et Maxye.

Pratique : à partir de 16 h, 69, port de la Rapée, Paris XII. 15 euros.

Vendredi 15 février, Jack in the Box, Cabaret Aléatoire, Marseille

Avec Jack de Marseille, Stefan Vincent et Kmyle. Le festival estival de Jack Garotta s’offre une parenthèse hivernale, délaissant les toits larges de la friche Belle de Mai pour l’intérieur plus étroit mais confortable d’un Cabaret qui se chauffera bien vite. A ne pas manquer, le jeune Toulousain Kmyle, repéré par Electric Rescue, avec qui il partage le scène sous les pseudos Laval et Mod3rn.

Pratique : 41 rue Jobin, Marseille III, 6 euros, à partir de 23 h.

Vendredi 15 février, Club Trax, Romania, la Rotonde, Paris

Avec Eddie Lanzat, Liar, Marius Georgescu… Conférence de 20 à 21 h sur la scène électronique roumaine. La scène d’Europe centrale, notamment en provenance de Roumanie, s’est taillée une part non négligeable depuis quelques années dans les clubs et festivals du monde entier, avec des noms comme Raresh, Rhadoo ou Petre Inspirescu. Mais ils ne sont pas les seuls, comme le montrera cette soirée thématique qui commencera par les mots pour finir par le dancefloor.

Pratique : 6-8 place de la Bataille de Stalingrad, Paris XIX. Minuit-6 h, 9 à 15 euros.

Samedi 16 février, Kittin, la Belle Electrique, Grenoble

Nul n’est prophète en son pays, selon le dicton. Caroline Hervé se fera fort de démentir l’adage. Car jouant à domicile, celle qui a enfin quitté le Miss de Kittin n’a plus rien à prouver. Entre sa collaboration avec l’autre local The Hacker, ses albums de mixes et ses longs formats solo, cette personnalité attachante de la scène française, connue pour son franc parler, a toujours su marier les styles pour créer un univers parfois sombre mais jamais ennuyeux ni superficiel.

Pratique : 9 à 12 euros, à partir de 23 h, 12 esplanade Andry Farcy.

Dimanche 17 février, The Black Madonna, le Cabaret Sauvage, Paris

Qui n’a jamais vu mixer l’Américaine ne peut pas comprendre l’effet de ses sets. Entre house et disco notamment, The Black Madonna ne lésine sur aucune effet pour faire monter la pression, surprendre et enchanter le dancefloor, raconter une histoire explosive, joyeuse et sans cesse recommencée. Une leçon de mix qui fait plaisir à voir comme à entendre. Avec aussi Nick V et un invité surprise.

Pratique : à partir de 15 h, 59 boulevard MacDonald, Paris XIX, 25, 30 à 27, 50 euros.

Jeudi 28 février, He, She, They, Maya Jane Coles, Rex club, Paris

A tout juste 30 ans, la Londonienne cataloguée deep house affiche déjà un CV à faire pâlir ses aînés. Productrice et dj en solo, elle s’est aussi faite remarquer sous son alias Nocturnal Sunshine (orienté dubstep) et son duo She is Danger. Adulée ou détestée selon les goûts, ses sets ne sont pas toujours perçus à leur juste valeur. Mais ses titres comme « What the say » doivent mettre tout le monde d’accord… Avec aussi Wax Wings, Lewis G. Burton, Brother of Set.

Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris X, à partir de minuit. 12 à 15 euros.

(Photos : Rodolphe Peté)

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