Musique

La voix soul du G Funk s’est éteinte

17 mars 2011 | PAR Mikaël Faujour

Nate Dogg, dont la voix est sûrement plus familière que le nom de scène pour le grand public, est décédé mardi 15 mars des complications causées par les attaques cardiaques qu’il avait subies en décembre 2007 et septembre 2008. Auteur de collaborations nombreuses au sein de la scène urbaine américaine, et voix éminente de la scène G Funk, il s’est éteint à 41 ans.

C’est une des voix les plus éminentes du G Funk qui s’est éteinte ce mardi 15 mars, en la personne de Nate Dogg. En 1994, son duo avec Warren G, « Regulate », le révèle. Classique absolu du G Funk, mais au-delà, classique du rap américain, ce single lance la carrière de ce soulman à la voix satinée. Une voix que l’on entendra aux côtés des plus grands du hip-hop américain, au fil des ans, sa discographie étant, comme cela est courant dans les musiques urbaines, très largement constituées de collaborations. Et, en l’espèce, la liste des artistes avec qui il a collaboré parle d’elle-même : Dr. Dre, 50 Cent, Eminem, Jermain Dupri, son cousin Snoop, Lil Jon, Mos Def, Mobb Deep, mais aussi Mark Ronson ou encore… Mariah Carey.

Hormis « Regulate », d’autres tubes ont excédé les limites du hip-hop et sont connus du grand public : « Bitch Please » avec Snoop Dogg et Xzibit (1999), « The Next Episode » avec Dr. Dre, Snoop Dogg et Kurupt (2000), « Area Codes » avec Ludacris (2001). Reste que celui qu’on pourrait, certes un peu arbitrairement mais sans faire insulte à sa mémoire, qualifier de « meilleur chanteur de refrains de l’histoire du rap », n’est pas que l’homme de cameos.

Sa discographie personnelle, bien que courte (3 albums), comporte quelques vraies réussites, à commencer par son premier album, G-Funk Classics, Vol. 1 & 2 (1998), dont se détachent – entre autres – « First We Pray » ou encore « Crazy, Dangerous » (sur un sample du classique de Luther Ingram, « If Loving You Is Wrong, I Don’t Wanna Be Right »). Il a aussi enregistré The Hard Way (2004), au sien du trio formé dès 1990 avec Warren G et Snoop Dogg, 213.

Celui qui était un des artistes les plus sollicités sur la scène des musiques urbaines avait subi une première attaque cardiaque en décembre 2007, qui le laissa semi-paralysé, bien que sa voix fût inaltérée. Une seconde attaque en septembre 2008 l’atteignit plus gravement, laissant peu d’espoir sur la possibilité de poursuivre sa carrière de chanteur. Sa mort le 15 mars serait liée à des complications causées par ces attaques cardiaques.

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Mikaël Faujour

One thought on “La voix soul du G Funk s’est éteinte”

Commentaire(s)

  • Encore un grand monsieur de la côte ouest qui s’éteint. RIP.

    mars 31, 2011 at 14 h 45 min

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