Musique

La colline aux coquelicots (bande originale)

La colline aux coquelicots (bande originale)

31 décembre 2011 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

Comme dans tous les films sortis par le studio Ghibli, la musique tient une place très importante dans La colline aux coquelicots. Nous entendons particulièrement la chanson » Marchons en regardant le ciel » chantée par Kyu Sakamoto. Ce bel hymne à l’amour et à l’éveil des sentiments adolescents a été un immense succès à sa sortie en 1961 au Japon, a été premier au hit-parade aux Etats-Unis en 1963 et s’est vendu à plus de dix millions d’exemplaires. Il incarne le changement de mentalité que va subir le Japon: il n’était pas question à proprement parler d’amour dans les chansons précédentes de ce grand chanteur japonais. Le Japon va sortir progressivement de sa rigidité sociale et offrir aux jeunes plus de liberté de s’exprimer et d’agir.

Le travail de Satoshi Takebe sur la musique de ce film a été de rendre la fiction joyeuse et pleine d’espoir, il y a énormément contribué en insufflant par la bande son de la légèreté dans des scènes très sérieuses. Le film démarre tout de suite avec énergie grâce à la »chanson du petit déjeuner ». Pour la première fois qu’il travaille sur un film d’animation, Satoshi Takebe, aidé par Goro Miyazaki, Hayao Miyazaki et Hiroko Taniyama, a fait preuve de beaucoup d’intuition et su nous rendre particulièrement sensibles et attentifs à cette superbe histoire d’amour et d’amitié qui fait aussi la part belle à l’Histoire du Japon.

Cette bande originale réunit culture asiatique et culture européenne. Moderne et expressive, elle est au plus près des sentiments des personnages du film, elle dynamise ou poétise l’action suivant les séquences, pour accentuer la beauté des images et mieux nous faire rêver. Il a moins de rêverie que dans la musique de Joe Hisachi, le compositeur attitré de Miyazaki père, mais les airs sont légers, entraînants et gais. Nous retrouvons dedans un leit motiv qui est celui qui correspond au Quartier Latin: réunissant les clubs de création des lycéens. Le piano est omniprésent et les percussions sont en finesse et en douceur. Ces mélodies pleines de douceur évoquent ce temps révolu d’un Japon de l’après-guerre. Un sentiment de nostalgie nous traverse en écoutant ce disque. Nous sommes particulièrement touchés lorsque les lycéens chantent en chœur « Des vagues d’un bleu profond ». La beauté de cette chanson et l’espoir qui s’en dégage subliment cette scène de la fiction la rendant intemporelle.

 

 

A l’occasion de la sortie de cette bande originale, vous pouvez tenter de gagner des CD et des places de cinéma pour aller voir La colline aux coquelicots sur le site des éditions Kazé.

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Sandrine et Igor Weislinger

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