Musique

Joan Sutherland est décédée

12 octobre 2010 | PAR Christophe Candoni

C’est avec tristesse que nous avons appris hier soir le décès de la soprano Joan Sutherland, morte dimanche à son domicile en Suisse des suites d’une longue maladie. Elle avait fêté ses 80 ans en 2006. Sa discographie impressionnante restera le témoignage d’une carrière brillante de plus de quarante ans pendant laquelle elle fut la reine du bel canto.


Née à Melbourne le 7 octobre 1926 et fille d’une mezzo, Joan Sutherland a étudié la musique et le chant très jeune en Australie avant de partir à la conquête de l’Europe. Elle fait ses débuts sur la scène du Covent Garden à Londres en 1952 en interprétant la première dame de La Flûte enchantée de Mozart et chante sur les plus prestigieuses scènes du monde, se produisant à Vienne, New-York, Venise… Plus de 50 rôles jalonnent sa longue carrière, du baroque (Alcina de Haendel) au contemporain (Le Dialogue des Carmélites de Poulenc), mais c’est dans le bel canto qu’elle s’illustre avec maestria et remporte un immense succès. Elle découvre son répertoire de prédilection sous la direction du chef d’orchestre Richard Bonynge qu’elle épouse en 1954. Leurs nombreux enregistrements rendent compte de la virtuosité fantastique de la soprano, de son agilité, son aisance dans les aigus… autant de qualités musicales qui lui valent le surnom de « stupenda » (la stupéfiante). Elle campe les principales héroïnes romantiques du genre : Anna Bolena, Lucia di Lammermoor, Norma, Elvira dans Les puritains, Lucrezia Borgia, La fille du régiment, ainsi que les grandes figures féminines de Verdi comme Aïda, Traviata, sans oublier la poupée Olympia d’Offenbach, un des rôles marquants dans une carrière de colorature. Elle a partagé l’affiche avec de prestigieux partenaires comme Luciano Pavarotti, Alfredo Kraus ainsi que sa grande amie Marylin Horne.

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Christophe Candoni
Christophe est né le 10 mai 1986. Lors de ses études de lettres modernes pendant cinq ans à l’Université d’Amiens, il a validé deux mémoires sur le théâtre de Bernard-Marie Koltès et de Paul Claudel. Actuellement, Christophe Candoni s'apprête à présenter un nouveau master dans les études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle (Paris III). Spectateur enthousiaste, curieux et critique, il s’intéresse particulièrement à la mise en scène contemporaine européenne (Warlikowski, Ostermeier…), au théâtre classique et contemporain, au jeu de l’acteur. Il a fait de la musique (pratique le violon) et du théâtre amateur. Ses goûts le portent vers la littérature, l’opéra, et l’Italie.

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