Classique
Un concert 100% George Gershwin avec Wayne Marshall à la Philharmonie de Paris

Un concert 100% George Gershwin avec Wayne Marshall à la Philharmonie de Paris

17 février 2022 | PAR Margot Wallemme

Les œuvres de George Gershwin entrent progressivement au répertoire de l’Orchestre de Paris, et sous la baguette de Wayne Marshall, l’orchestre jazze entre Paris et Broadway. Sont joués Ouverture de Strike up the Band, Rhapsody in Blue, Ouverture de Girl Crazy, mais aussi Un Américain à Paris et Porgy and Bess, A symphonic Picture. Une belle programmation qui reprend les grandes pièces de Gershwin dans une musique généreuse au tempo vif. 

Paris Broadway 

L’ouverture du concert met dans l’ambiance d’un Broadway aux routes fanfaresques. Sur un fil de joie, la bonhommie des cuivres soulève les bois grinçants. Puis le célèbre glissando de la clarinette fait éclore Rhapsody in Blue.  Le tempo est plus rapide que celui auquel notre oreille est habituée et annonce l’emportement de la partie de piano. Wayne Marshall s’éclate et épate au piano dans une improvisation exaltante, aux rythmes saccadés, tout en continuant à diriger l’orchestre ! Il mène l’ensemble de la main droite quand sa main gauche court sur le clavier, et alors que son pied tient la pédale, il se lève du tabouret pour faire entrer les cordes ! 

Un corpus intelligent 

Le pot-pourri chantant de l’Ouverture de Girl Crazy orchestré par Don Rose, fait se succéder les grands thèmes de l’œuvre et annonce Un Américain à Paris. Le concert permet de faire reconnaitre à l’oreille certaines phrases et effets de style de Gershwin qui se retrouvent dans plusieurs de ses compositions. Le choix d’interpréter des ouvertures permet de saisir la diversité des thèmes de Gershwin, dans un medley qui fait changer de mesure pour une rythmique plus lâche ou plus agitée. 

La programmation permet de dresser le portrait d’un incroyable autodidacte aux inspirations diverses. On entend son amour pour l’Amérique, son imprégnation des œuvres européennes mais aussi l’influence des musiques populaires afro-américaines. 

On entend dans Un Américain à Paris les réminiscences de la musique de Debussy, les sons sont plus doux, l’harmonie est plus simple mais le blues reste puissant. Les onze séquences enchainées dans Porgy and Bess: A Symphonic Picture, révèlent une palette de chansons aux couleurs éclatantes, assez différentes mais pourtant unifiées par cette touche Gershwinienne. 

 

Les dernières places sont à prendre pour le concert du 17 février à la Philharmonie de Paris !

Visuel : ©Marco Borggreve

 

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Margot Wallemme

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