Jazz
Stéphanie-Aloysia Moretti : « Le Purple Jazz Festival est une fantastique vitrine »

Stéphanie-Aloysia Moretti : « Le Purple Jazz Festival est une fantastique vitrine »

05 octobre 2020 | PAR Yaël Hirsch

Du 7 au 9 octobre, au Centre Culturel Suisse, en partenariat avec la Montreux Jazz Foundation, la deuxième édition du Purple Jazz Festival permet de découvrir en trois soirées les talents jazz féminins et suisses d’aujourd’hui. Stéphanie-Aloysia Moretti, la directrice artistique de la Montreux Jazz Artists Foundation nous parle de cet évènement.

Lors de ces trois soirées exceptionnelles, l’on pourra découvrir la voix rauque de Andrina Bollinger, le mix de pop expérimentale et r&b du futur halluciné de Divvas, l’introspection émouvante de Alina Amuri, le minimalisme de Blaer, les accents pop et introspectifs de Yaël Miller et le twist folk de Julia Heart

Purple Jazz est-il une fenêtre parisienne du Montreux Jazz Artists Foundation ?
Bien entendu, Purple Jazz est une fantastique vitrine de la scène musicale suisse dans la métropole qui nous est proche et ceci nous est très précieux.

Pourquoi se focaliser sur des femmes nouveaux talents dans le jazz?
La musique en général, et les musiques actuelles en font partie, est un milieu essentiellement masculin sans que des contraintes physiques en soient la source comme cela pourrait être le cas en sculpture… du coup il est urgent de favoriser la visibilité féminine en musique tout en assurant un très haut niveau de qualité, virtuosité et créativité.

Comment repérez-vous les artistes que vous voulez programmer ?
Comme pour tout job de programmation, cela implique un grand travail de recherche, de la curiosité et de savoir passer au-dessus de ses propres envies, goûts et émotions en s’attachant à une approche objective (ce qui n’est pas une sinécure en art) qui allie des qualités spécifiques qui s’appuient sur la tradition tout en faisant preuve d’innovation.

En quoi la sélection de cette année montre-t-elle la diversité des influences sur la scène musicale suisse ?
Le paradoxe est que la Suisse est souvent vue depuis l’étranger comme un pays de tradition ou la diversité culturelle n’est pas très présente, mais en fait, comme nous sommes un petit pays qui « produisons » beaucoup d’ingénieurs qui ont des expériences dans les pays en voie de développement, comme Genève est une ville internationale avec une pléthore d’ONG et comme l’immigration est importante, la société suisse est un réel métissage de cultures et ceci est très profitable à la création artistique. La programmation de cette édition du Purple Jazz est emblématique de tout ceci.

visuel : Yaël Miller  (c) Laurent Pasche

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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