Jazz

[Festival Jazz a saint germain-des-prés] Une nuit jazz autour de Ravel

[Festival Jazz a saint germain-des-prés] Une nuit jazz autour de Ravel

22 mai 2016 | PAR Delphine Habert

La 16ème édition du festival Jazz à Saint-Germain-des-Près s’est ouverte jeudi autour d’une soirée entre musique classique et jazz, avec un bel échange entre le quatuor Equinoxe et le quintet jazz formé autour de Jacky Terrasson, sous la direction musicale du saxophoniste Lionel Belmondo.

Cette soirée de rencontre entre deux mondes envoûte, d’abord parce que les œuvres de Gabriel Fauré, Maurice Ravel ou encore Lily Boulanger ont été subtilement arrangées par Lionel Belmondo. On sent dans les arrangements du saxophoniste, comme dans ses interventions pendant le concert d’ailleurs, tout l’amour que l’artiste et ses acolytes portent à ces compositeurs. La plupart des œuvres interprétées ne sont pas forcément des grands « standards » de ces musiciens du XIXème-début XXème, mais des extraits qui ont marqué par leur beauté la sensibilité de Lionel Belmondo et de Jacky Terrasson, à l’intiative de ce projet.

Les deux formations offrent un niveau technique et une certaine sensibilité dans leur jeu, elles se fondent très bien l’une avec l’autre. La chanteuse Mathilde amène une touche vocale pleine de douceur, sur des morceaux comme « Trois beaux oiseaux du paradis » de Ravel ou « Pie Jesu » de Boulanger. Le trio batterie (Lukmil Perez)/piano (Jacky Terrasson)/basse (Thomas Bramerie) est très complice, cette structure rythmique accompagne avec brio et fait monter en puissance les solos du trompettiste Stéphane Belmondo et de son frère Lionel, au saxophone. Le quatuor Equinoxe apaise les esprits fous du jazz, incarne l’âme de la musique interprétée, son histoire, son esprit.

Le grand amphithéâtre de l’université Panthéon-Assas offre un cadre original, une acoustique agréable, convenant parfaitement à cette musique qui apaise et réchauffe les coeurs. Ce fut un beau moment musical et une occasion de découvrir des morceaux peu connus de Maurice Ravel, Lily Boulanger ou encore Gabriel Fauré.

©  Philippe Levy-Stab, E. Möri, Jean-Baptiste Millot

[Festival Architectures du rêve] »La Flûte enchantée », en attendant le palmarès cannois, un sublime Bergman
Le palmarès du Festival de Cannes 2016: vive Ken Loach
Delphine Habert

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *