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[Live-report] Kellylee Evans à l’Institut Océanographique le 23 mai

[Live-report] Kellylee Evans à l’Institut Océanographique le 23 mai

24 mai 2014 | PAR Olivia Leboyer

KellyleeEvans

Après Jacques Schwarz-Bart en 2012, Monty Alexander en 2013 et Eliane Elias hier soir, c’était au tour de la belle Kellylee Evans d’ensorceler l’Institut Océanographique. Un concert absolument délicieux, tout en nuances et en sex-appeal.

Dans l’Institut Océanographique, le charme du lieu opère immédiatement : splendide plafond peint, où des matelots s’apprêtent à appareiller, boiseries, l’atmosphère est intime et chaleureuse. Mais lorsqu’une superbe jeune femme investit le lieu de sa présence féline et joueuse, la salle vibre véritablement. Espiègle, Kellylee Evans entame le concert avec le très beau morceau « Monday evening », avant de se lancer dans un amusant « My name is » où chaque spectateur est invité à chanter son prénom : « Il y a un Jean-Louis ?, demande Kellylee, Non ? A Saint-Germain des Prés, il n’y a même pas un Jean-Louis ? ». La jeune femme multiplie les clins d’œil mutins à Paris, à Saint-Germain et à ce public qu’elle ne cesse d’asticoter, de bouger, avec une énergie rieuse tout à fait communicative.

Moulée dans une robe noire longueur genou, pieds nus, Kellylee ondule joliment, sur un rythme doux et cool. Les morceaux reflètent bien cette humeur, enjouée et relaxante. C’est un jazz souriant, bondissant, souple que livrent Kellylee et ses musiciens, Chris de Pauw à la guitare, Raphael Debacker au piano et claviers, Julien Alour à la trompette, Sylvain Romano à la basse et Fabrice Moreau (frère de Patrick Bruel) à la batterie. Chacun d’eux a droit à son solo, dans une belle harmonie. La complicité entre Kellylee et ses musiciens est palpable, pour les nouveaux morceaux comme pour les anciens (« I remember when », « If I was your woman »).

La voix est claire, puissante, parfaitement tenue. Qu’elle chante ses morceaux ou qu’elle reprennent, en hommage, des chansons qu’elle aime (« Alors on danse » de Stromae ou le génial « Lose yourself » d’Eminem »), Kellylee Evans fait passer une belle joie de vivre. Et le concert se termine sur la plus belle des révérences, le merveilleux « Feeling good » de Nina Simone !

visuels: pochette de l’album I remember when; affiche officielle du festival

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Olivia Leboyer
Docteure en sciences-politiques, titulaire d’un DEA de littérature à la Sorbonne  et enseignante à sciences-po Paris, Olivia écrit principalement sur le cinéma et sur la gastronomie. Elle est l'auteure de "Élite et libéralisme", paru en 2012 chez CNRS éditions.

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