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[Live report] Airelle Besson, Vincent Segal et Lionel Suarez à l’ouverture du festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés

[Live report] Airelle Besson, Vincent Segal et Lionel Suarez à l’ouverture du festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés

18 mai 2017 | PAR Delphine Habert

Jeudi 11 mai, le trio Airelle Besson-Lionel Suarez-Vincent Ségal inaugurait le 17ème festival de Jazz à Saint Germain-des-Près dans l’église du même nom.

Un son fin, aérien et doux, voici ce que nous propose Airelle Besson avec son jeu de trompette unique. La musicienne marie technique et créativité avec grâce. Son jeu est tout en nuances, toujours maitrisé et rond. La trompettiste est accompagnée de deux musiciens de talent qui maitrisent leur instrument jusqu’au bout des ongles. Lionel Suarez, l’accordéoniste qui a joué entre autre avec Richard Bona, Claude Nougaro ou encore Bernard Lavilliers, nous offre une palette de nuances et de sons tout à fait à propos. Vincent Ségal, violoncelliste fougueux, apparaît plus que jamais exaltant et en désir de communion avec le public.

Le trio inédit propose des envolées mélodiques au travers de standards de jazz comme Everything happen to me et de compositions adaptées à la formation comme Olé Leo, une oeuvre de Lionel Suarez. Dans les morceaux choisis parmi les compositions de la trompettiste, on y reconnaît le sifflement énigmatique qu’elle fait passer par l’embouchure de sa trompette, une manière unique de sortir un son par cet instrument.

Le violoncelliste assure la basse et l’harmonie, l’accordéoniste l’harmonie et souvent la mélodie à l’unisson avec la trompette, qui assure aussi parfois le rôle de basse. Les trois musiciens s’échangent de nombreux regards, des sourires, se parlent en musique au travers de leurs instruments. On sent une écoute profonde dans les solos et duos, une certaine connivence. Sur un morceau, le trio nous propose un canon à trois voix, les instrumentistes se passent la main toutes les huit mesures, on sautille de solos en solos. Le trio se sépare aussi parfois pour ne laisser qu’un duo, à l’origine de moments planants, avec toujours cette maîtrise parfaite des nuances.

La mélodie aérienne du dernier morceau interprété, Lulea’s Sunset, nous laisse imaginer un coucher de soleil sur un décor nordique autour de la ville suédoise de Lulea. Un bon moyen d’aller se coucher en toute sérénité.

© Sylvain Gripoix – Thierry Arditi – Gérald Fleury

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Delphine Habert

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