Jazz
La voix sublime de Gregory Porter enchante la Hall de la Villette

La voix sublime de Gregory Porter enchante la Hall de la Villette

06 septembre 2017 | PAR La Rédaction

Dans le cadre du festival de Jazz à la Villette, qui se déroule du 31 aout au 13 septembre à Paris, Gregory Porter a offert mardi soir une prestation réussie mais sans risque. Néanmoins, son incroyable voix a suffi à conquérir un public d’initiés.

Par Sarah Dray

Alors que la salle a été brillamment chauffée par la première partie, Don Bryant & The Bo-Keys, on sait tous que le public attend impatiemment Gregory Porter. Mais il profite quand même de la musique entraînante et de la voix hors du commun de Don, et on voit ici et là des balancements de tête et des pieds qui marquent le rythme.

Le spectacle peut enfin commencer. Gregory Porter rentre en scène après ses quatre musiciens à la contrebasse, à la batterie, au saxophone et au piano. Une ovation se fait alors entendre. Comme à son habitude, il porte une cagoule et a sa casquette vissée sur la tête, il l’a expliqué à plusieurs reprises, ceci est dû aux opérations du visage qu’il a subi, et c’est aujourd’hui à ça que les gens le reconnaissent.

Sa voix est puissante mais ronde et chaude à la fois. Il apparait comme une force tranquille et dès qu’il tient certaines notes un peu plus longtemps que les autres, il met tout le monde d’accord.

En présentant dès le premier morceau ses musiciens au public, il fait preuve d’une générosité rare, comme s’il souhaitait partager les applaudissements. Lors des morceaux les plus lents, c’est une réelle ambiance feutrée et intimiste qui s’installe dans la salle. Sous les projecteurs orangés et bleutés, les longues apartés musicales orchestrées de mains de mettre nous envoutent, on se retrouve comme en apesanteur.

Sur les chansons plus rythmées, tout le monde applaudit avec enthousiasme et sincérité. Le public a envie de participer au spectacle lui aussi. Un des points d’orgue du concert est l’interprétation de la chanson « I do not agree », extraite de l’album Liquid Spirit, sorti en 2013, qui parle superbement de son amour du blues et de la soul. Sur cette chanson, Porter fait durer le plaisir et nous livre le texte avec beaucoup d’intensité.

On regrette cependant que Gregory Porter, réservé, ne parle pas entre les morceaux, ce qui permettrait un meilleur partage avec le public. En effet, il ne sort pas de sa zone de confort et a du mal à se dévoiler davantage qu’à travers ses chansons. Néanmoins, on gardera le souvenir d’une voix immense et de la présence à ses côtés de musiciens de très haut niveau, offrant de belles parenthèses d’improvisation.

Visuel : ©DR

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