Jazz

[Interview] Rencontre de Mélanie De Biasio autour de son album « No Deal »

[Interview] Rencontre de Mélanie De Biasio autour de son album « No Deal »

21 octobre 2013 | PAR Nassim Zouaia

No DealAprès le succès de son premier album A Stomach is burning sorti en 2007, la jeune chanteuse belge nous propose aujourd’hui son tout dernier opus, une superbe oeuvre à découvrir dès maintenant (chronique de No Deal) et Lundi 28 lors de la [Pias] Nites à la Flèche d’or où elle partagera la scène avec Midlake. A cette occasion Mélanie nous a reçu pour une interview :

On classifie plutôt votre musique en catégorie jazz, comment la définissez vous ?

Mélanie De Biasio : Je ne pourrais pas classifier, étiqueter ma musique, elle m’évoque le velours, la soie, un écho, de la lumière. Je veux que l’auditeur se laisse porter par la musique en se laissant aller à ses sensations. J’aime la lenteur et les instruments « lents » comme la flûte, de même je préfère susurrer, je n’élève jamais la voix. Du Jazz je dirais plutot qu’il a été une influence majeure surtout par certaines personnalités qui en sont issues, comme Nina Simone par exemple.

Sortir un album de « Jazz » est un défi aujourd’hui, quelles difficultés avez-vous surmonté pour sortir « No Deal » ?

Mélanie De Biasio : Pour concrétiser mon projet de disque j’ai tout de suite songé à PIAS dont j’apprécie l’ouverture d’esprit et ils l’ont accepté! Ce qui m’a permis d’aborder sereinement la production, pour cet album j’ai voulu me faire plaisir, dans la collaboration d’abord, en faisant équipe avec les mêmes musiciens, c’était un choix judicieux car il y avait une vraie harmonie entre nous, ils me connaissent, il y a beaucoup de connivence dans notre façon de travailler. Le titre de l’album illustre exactement la manière dont j’ai envisagé sa réalisation, « No Deal », pas de concession !

Vous chantez en anglais, le jazz francophone peut-il exister ?

Mélanie De Biasio : Le jazz est une musique fondamentalement anglo-saxonne, chanter en anglais me semble plus naturel. Effectivement il n’y a quasiment pas de jazz francophone et je pense que c’est pour cette raison. Ceci dit, je n’exclue pas un jour de tenter l’expérience en français.

Dans cette volonté, justement, de chanter en anglais, y-a-t-il une volonté de donner une dimension internationale à ce disque, ce qui vous permettrait de ne pas vous limiter aux pays francophones ?

Mélanie De Biasio : Ce n’était pas l’objectif, comme je l’ai dit, j’ai fait cet album avec plaisir, je n’avais pas d’objectifs commerciaux en touchant un public maximum et international mais lorsqu’on écoute « No Deal » je veux que l’on se plonge dans un univers de sensations, ce qui va bien au delà de la langue.

On vous retrouve Lundi 28 à la Flèche d’Or à l’occasion de la [Pias]Nites, avez vous des attentes particulières du public français?

Mélanie De Biasio : Quel que soit mon public, j’aimerais que mon concert soit une communion entre nous, je voudrais créer un univers pour le temps qui m’est donné,offrir au public une véritable expérience musicale. Exceptionnellement, de par la taille de la scène il n’y aura pas de piano, ce sera donc également pour nous une nouvelle façon d’aborder la scène. La Flèche d’or se prête parfaitement à ma musique qui est pour moi, justement, une musique de crépuscule.

Lundi, the place to bo c’est à la Flèche d’or où vous aurez,enfin l’occasion de découvrir cette artiste de talent et vous laisser envoûter par le somptueux « No Deal »

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Nassim Zouaia

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