Musique

Interview avec La Pietà, un projet électro-rock.

Interview avec La Pietà, un projet électro-rock.

19 novembre 2018 | PAR Kevin Sonsa-Kini

La Pietà est un projet solo qui mêle électro, rock et rap. Toute La Culture vous propose de faire connaissance avec la chanteuse du groupe, une artiste aux  allures de Virginie Despentes. Son nouvel EP intitulé « Chapitre 5&6 » est disponible à partir du 30 novembre 2018. 

Comment en êtes-vous venue à faire de la musique ? 

La Pietà: J’ai commencé la musique assez jeune. Lorsque j’étais petite, ma passion c’était l’écriture. Et à partir de l’adolescence je me suis mise à écouter du rock en mettant mes textes en musique. J’ai commencé à jouer de la guitare et à faire des chansons depuis mes 17/18 ans. Ensuite j’ai eu un parcours avec divers groupes jusqu’à ce que je décidé il y a 4 ans d’arrêter la musique. J’avais été dégoûtée de ce métier et de l’expérience que j’avais eu en maison de disques. Au final comme la musique est quelque chose de viscéral et bien je m’y suis remise.

Qu’est ce qui vous a relancé après ce creux de la vague ? 

J’ai besoin d’écrire et de chanter. Quand j’ai commencé La Pietà, je l’ai fait pour moi avant tout. J’ai constitué un espace de laboratoire créatif chez moi avec de la musique, de la vidéo et du dessin. Je voulais être complètement libre. Ensuite un copain a insisté pour que je lui fasse écouter ce que je faisais. Il m’a encouragé en me disant que ce je fais c’est vachement bien. A partir de là, j’ai sorti le clip de La Moyenne. Le titre et le clip ont beaucoup tourné sur Internet. J’ai été contacté par un tourneur qui m’a proposé de faire des concerts et c’est là que je me suis remise à petit à petit.

Quels sont les thèmes de prédilections dans vos chansons ? 

Mes chansons parlent souvent de la femme à savoir le fait d’être une femme, les droits de la femme mais ça parle aussi des droits à la différence d’une manière générale. Ça parle aussi des choses difficiles dans le monde actuel, la société occidentale…Je veux montrer qu’avec ce côté obscur et bien on peut faire de la lumière.

Qui sont vos sources d’inspirations musicales et culturelles ? 

J’en ai pas mal qui ne sont pas forcément dans ma musique. En terme d’écriture j’adore Virginie Despentes dont on m’a souvent dit que mes textes faisaient référence à elle. J’aime beaucoup Charles Bukowski aussi. En terme de musique j’aime autant la chanson française avec Renaud, Gainsbourg, Aznavour que le rock avec Nirvana entre autres. J’ai déjà écouté beaucoup de hip-hop, d’électro et de pop. C’est ce mélange là qui m’a donné envie de faire quelque chose de différent avec La Pietà.

Il y a des artistes avec lesquels vous aimeriez collaborer ? 

Oui carrément ! En France par exemple j’aimerais faire un truc avec Orelsan ou Cabadzi qui est moins connu mais que j’adore. Ensuite sur le plan international il y a évidemment des rêves de gros artistes que ce soit dans le rock, le hip-hop etc…

Hormis La Moyenne, y’a-t-il des chansons qui vous touchent particulièrement dans La Pietà ? 

Dans mon EP Chapitres 5&6 qui sort le 30 novembre, il y a un titre qui s’appelle La salle d’attente. C’est pour moi un titre très important de La Pietà car on n’est pas dans le côté électrique et énergique qu’il y a dans la plupart de mes chansons. Cette chanson est centrée plus dans le texte. J’aime ce titre car il donne une nouvelle image de La Pietà.

Vous prévoyiez un album ? 

Oui en 2019. J’ai déjà beaucoup de chansons en boucle. Je travaille avec des réalisateurs pour cet opus.

Vous adopterez un autre style ou pas forcément ? 

Il y aura l’esprit punk dans les guitares et dans les textes. Il y aura également des guitares voix qui mettront les textes en valeur.

Visuels: ©LaPietà

Propos recueillis par Kevin Sonsa-Kini.

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