Musique

Interview: General Elektriks on tour

05 janvier 2012 | PAR LLT

General Elektriks alias Hervé Salters et ses 4 compères s’apprêtent à sillonner la France avec un nouveau bébé :  Parker Street. Rencontre avec ce quadra au look d’ado.

Rendez-vous pris à l’Alba Opera, un hôtel plein de charme du 9e arrondissement de paris. Coincé entre deux immeubles, l’établissement qui se veut discret accueille depuis plus d’un siècle des artistes comme Toulouse Lautrec, dans un tout autre registre le fabuleux Louis Amstrong et tant d’autres. Et aujourd’hui, c’est au tour de Monsieur General Elektriks.

Cet amoureux des claviers oldies propose dans son dernier album Parker Street une musique beaucoup plus mélancolique et empreinte de nostalgie. Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas une crise aiguë de la quarantaine. Mais l’atmosphère de l’album transpose l’état d’esprit d’Hervé Salters au moment où il l’a écrit. C’était pendant son déménagement, de février à juin dernier. L’artiste quitte alors les États-Unis pour revenir à Paris. Depuis le tout premier album de General Elektriks (en 2003), il habite à Berkeley, un suburb à l’américaine. Il y a de quoi être mélancolique presque triste. Mais Parker Street traduit aussi l’excitation d’Hervé. Le retour dans son pays et sa ville natale, après dix ans, c’est pratiquement une saut dans l’inconnu.

Le single du dernier album s’appelle Summer is here. Il est accompagné d’un clip très esthétique et toujours aussi visuel. Rappelez vous  de la vidéo de Raid on the Radio avec la vielle station de grand maman qui faisait valdinguer tous ceux qui osait la prendre dans les bras. Il doit avoir une botte secrète pour pondre des clips loin des clichés consensuels et de l’uniformisation. En effet, il en a une et elle s’appelle Arnaud et c’est son grand frère.

Bien sûr, Hervé n’a pas coupé à La question: quelle est ta chanson préférée dans ton dernier album? Réponse de l’intéressé: Il n’a pas encore le recul pour écouter comme un auditeur ces chansons, mais le titre « I am ready » lui plaît bien. Il confie qu’il arrive tout juste à écouter « god city for dreamers »(2010). Du côté de l’avenir de General Elektriks, Hervé Salters projette de faire un 4e album assez rapidement. Mais le chanteur se diversifie. L’an dernier, il a réalisé la bande originale de la série « Les beaux mecs » sur France 2 et faire des musiques de films, ça le tente bien.

L’interview arrive à sa fin, Mister G.E. n’a presque plus de thé dans sa tasse et du coup une grosse envie d’aller vider sa vessie. Mais il faut qu’il nous dise ses bons plans à Paris. Pour le déjeuner, c’est Les pères populaires dans le 20e. Pour se cultiver, Beaubourg et l’exposition Edward Munch (allez la voir d’ailleurs, enfin courrez-y, les tableaux sont remballés le 23 janvier). Et pour sortir, la Maroquinerie pour l’atmosphère plus que chaleureuse et le charme de l’endroit.

General Elektriks est en tournée en France. A Paris, les 4 dates à guichet fermé sont le 8 février au Café de la Danse(invité: Lateef the Truthspeaker),  à la Maroquinerie le 9 février(invitée: Yael Naim), au Nouveau Casino le 10 février(invité: Vincent Ségal) et à la Gaité Lyrique le 12 février(invité: Matthieu Chedid). Toutes les dates sur le myspace de General Elektriks.

 

 

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LLT

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