Musique

General Elektriks : L’électron libre

01 février 2010 | PAR Alienor de Foucaud

General Elektriks Derrière les Général Elektriks se cache le génie musical d’Hervé ‘RV’ Salters, avant tout clavier, spécialiste des instruments vintage 60’s et 70’s: Clavinet et Hammond. RV s’est illustré au sein de Vercoquin, accompagnant M, puis aux côtés de Femi Kuti sur Shoki Shoki ou encore sur L’histoire d’Espion de DJ Mehdi et plus récemment au sein du Collectif Quannum (on le retrouve sur les nouveaux albums de Blackalicious, Maroons et Lifesavas).

Basé à San Francisco depuis 1999, le franco-britannique est un nomade. Son album a été conçu dans les caves de Paris, San Francisco et Seattle afin d’être finalisé à Berkeley, sa résidence actuelle.

Il commença par travailler sur des collages de funk tandis qu’il s’installait aux Etats-Unis, utilisant ses claviers préférés, un ordinateur et un mic. General Elektriks (GE) est devenu une revue musicale qui a suivi RV lors de son arrivée à Seattle, puis lors de son retour à Berkeley. Là, il s’est associé au groupe Quannum (Blackalicious, Lyrics Born, DJ Shadow) et commença à travailler pour eux. Il invita Quannum’s own Lateef, The Truthspeaker and Chief Xcels à jouer sur quelques morceaux puis a ensuite enregistré le premier album des GE, Cliquety Kliqk salué par URB comme le « Ennio Morricone du 21ème siècle », l’album est un savant mélange de funk vintage, d’hip hop, d’arrangements cinématographiques, de mélodies pop et de scintillement numérique.

Little lady

Après quelques tournées autour de l’album, Salters rejoint Blackalicious au studio pour travailler sur The Craft et tourne avec eux pendant plus d’un an. Parallèlement, il a formé le trio de San Francisco Honeycut avec le chanteur Bart Davenport et le batteur Tony Sevener. Quannum Projects sortent également leur 1er album, acclamé par la critique, The Day I Turned To Glass, en 2006. Comme il voyageait avec Honeycut et collaborait avec divers artistes (Lifesavas, Curumin, Jel, The Mighty Underdogs), Salters commença à travailler une seconde fois pour GE, Good City For Dreamers a été achevé fin 2008.

Take Back the Instant

General Elektriks fait partie de ces groupes qu’on ne peut pas classer dans un genre. RV puise avec la même urgence dans la pop, le hip hop, les musiques électroniques, la soul et le jazz. A ce titre, Juju de Wayne Shorter opère sur lui la même fascination que Billie Jean de Michael Jackson, ces influences allant de David Bowie à Stevie Wonder.

Raid The Radio

C’est à l’aide du strict minimum informatique, que RV marie retro et électro, déconstruit puis reconstruit, caresse puis maltraite les sons. Alternant titres instrumentaux et vocaux, RV réalise des collages radicaux avec Hip Hop, musique électronique et soul/funk.

Prochains concerts :

12 Mars au Bataclan: www.le-bataclan.com

3 Mai à l’Olympia: www.olympiahall.com

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3 thoughts on “General Elektriks : L’électron libre”

Commentaire(s)

  • GALTIER Philippe

    Je vends une place pour GENERAL ELECTRIKS au bataclan de Paris le 12 mars. Bon prix. Me contacter par FACEBOOK : Philippe Galtier.
    Merci.

    février 23, 2010 at 18 h 08 min

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