Musique

Festival : Tapage Nocturne au Duc des Lombards du 14 au 26 mars

Festival : Tapage Nocturne au Duc des Lombards du 14 au 26 mars

10 mars 2011 | PAR Neil Saidi

Du 14 au 26 mars, à l’occasion du festival Tapage Nocturne, le Duc des Lombards rend hommage à ce merveilleux instrument qu’est la batterie. Pendant ces 12 soirées le club de jazz accueillera des batteurs de renom comme Brian Blade, Jeff « Tain » Watts, Tony Allen ou encore Nate Wood.

 

C’est Tony Allen qui ouvre le bal pour deux soirées consécutives. Un « American band » le lundi 14 et un « European Band » le mardi 15. La premier soir il sera entouré du pianiste Robert Irving, du tromboniste Craig Harris et du bassiste Jaribu Shahid et le second soir du trompettiste Stephane Belmondo, du saxophoniste Jean-Jacques Elangué, de l’oudiste Mehdi Haddab ainsi que de Idriss El Mehdi au Guembri, un instrument folklorique d’Afrique du Nord. Deux soirées idéales pour les amoureux du voyage et de la musique libre !

 

Du mercredi 16 au samedi 19 mars le club de jazz accueille le batteur, guitariste et chanteur Brian Blade.
Un événement pour le jazz parisien en ce début d’année 2011. En tant que batteur, il accompagne régulièrement sur scène des artistes comme Wayne Shorter, Brad Mehldau, Herbie Hancock, Chris Potter, Kenny Garrett (rien que ça !) ou encore des artistes comme Joni Mitchell ou Bob Dylan en studio. Lors de ces quatre soirées, vous entendrez Brian Blade à la guitare et au chant, il présentera le répertoire de son dernier album « Mama Rosa », la place de batteur est réservée à Steve Nistor.

 

Dimanche 20 et Lundi 21 mars, c’est au tour du batteur Jeff « Tain » Watts de nous éblouir.
Il sera accompagné du saxophoniste Marcus Strickland, du pianiste Antonio Farao et du contrebassiste Chris Minh Doky. Jeff « Tain » Watts a joué avec des artistes tels que Michael Brecker, McCoy Tyner, Sonny Rollins, Ravi Coltrane, ou encore Kenny Garrett (pour n’en citer que quelques uns) et est le batteur fétiche des frères Marsalis. Il est aussi le lauréat de 6 Grammy Awards ! Vous l’aurez compris, Jeff « Tain » Watts, c’est du lourd ! Deux soirées à ne pas manquer.

 

Mercredi 23 et jeudi 24 le Duc acueille Paco Séry. Sofia Nelson au chant, Emile Parisien au saxophone soprano, Olivier Ajavon à la guitare, Cédric Duchemann au piano, Hadrien Feraud à la basse, Ze Luis Nascimento aux percus et bien sûr Paco Séry à la batterie et au chant.
Le batteur d’origine ivoirienne est un des membres fondateurs du groupe de jazz fusion Sixun et complice du bassiste Jaco Pastorius et du pianiste Joe Zawinul, qui fonde en 1971 en compagnie de Wayne Shorter l’un des groupes de jazz fusion le plus influent de l’Histoire, Weather Report.

 


Vendredi 25 mars
c’est le Wallace Roney Quintet qui va réveiller les voisins. Wallace Roney à la trompette, son frère Antoine Roney au sax, Aruan Ortiz aux claviers, Rashaan Carter à la contrebasse et Kush Abadey à la batterie.
Wallace Roney a été membre de la célèbre formation du batteur Art Blakey, les Jazz Messengers, alors qu’il n’avait que 20 ans ! Il fait ses armes aux cotés de géants comme Miles Davis, Dizzy Gillespie, Herbie Hancock, Wayne Shorter ou Ornette Coleman. A l’occasion de son passage au Duc des Lombards Wallace Roney renvoie l’ascenceur, il sera accompagné de Kush Abadey à la batterie, un jeune prodige de 18 ans !

 

Enfin pour cloturer ce festival, le groupe avant-gardiste américain Kneebody nous propose un jazz tout droit venu du Brooklyn Underground.
Le groupe est composé de cinq membres, Adam Benjamin aux claviers, Kaveh Rastegar à la basse, Shane Endsley à la trompette, Nate Wood à la batterie et Ben Wendel aux saxophones ténor et soprano, ces deux derniers ont accompagné le jeune pianiste arménien Tigran Hamasyan sur les excellents albums « World Passion » (seulement Ben Wendel) et « Red Hail ». Les cinq musiciens, qui collaborent depuis bientôt 10 ans maintenant, ont à coeur de laisser une place importante à l’improvisation dans leur musique. Une citation du trompettiste Shane Endsley à propos de leur album « You can Have your Moment »: « L’improvisation musicale a joué un rôle essentiel sur cet album, mes pièces sont des véhicules pour les improvisateurs et ne peuvent exister sans une interprétation enthousiaste de la part des musiciens. Les formes sont plutôt déterminées dans les instants de création que prédéterminées ».

Une expérience à vivre d’urgence !

Une ballade d’amour et de mort : Focus sur la photo pré-répahaélite au musée d’Orsay
Le successeur de John Galliano désigné
Neil Saidi

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *