Musique
Festival jazz’n’klezmer, Gilad Abro trio au Sunside le 22 novembre : Bass terres

Festival jazz’n’klezmer, Gilad Abro trio au Sunside le 22 novembre : Bass terres

21 novembre 2012 | PAR Aaron Zolty

Quelques contrées dominent le paysage du jazz. Les américains avec autant de concepts qu’il y a de musiciens et d’histoires, le jazz italien éminemment romantique et mélodique, enfin le jazz israélien vivant, physique et mystique à la fois dans la lignée d’un Avishaï Cohen, leader de la double basse comme disent les anglophones. Dans ce paysage musical puissant, le contrebassiste Gilad Abro. Il nous fait l’honneur d’un match en deux sets à 20 heures et 22 heures au délicieux Sunset accompagné de Nitay Hershkovits – piano et Amir Bresler – batterie.

Contrebasse à taille humaine, celle de l’homme, portant le ton des ancêtres américains et suédois. Elle est le coeur et le poumon du swing, de Count Basie à Bill Evans, de Miles Davies à Herbie Hancock. Dans la modernité, le rapport à l’instrument, depuis Ron Carter ( le grand et superbe quintet de Miles) est de l’ordre du couple, un rapport tout en subtilité, en sensualité, en force, en rythme. Autre histoire de couple. Si l’on demandait à un pianiste, un saxophoniste et a fortiori un batteur, l’instrument initial avec lequel il souhaite partager, ce serait la contrebasse. Sur ce plan le mouvement jazzistique israélien se porte bien avec Avishaï Cohen et l’imposant maestro Gilad Abro, vraisemblablement le soliste le plus impétueux, le moins hermétique. Sa relation dans ce trio avec ses deux acolytes sonne d’elle-même.

« On se trouve en présence d’un monstre de la contrebasse avec Gilad Abro. Ce qu’il ‘tire’, et c’est le mot juste, de l’instrument est à proprement parler phénoménal, de justesse, de force, de swing, de présence. Et c’est bien le point fort de ce trio que d’improviser des lignes mélodiques imbriquées qui balancent furieusement. Ici, la virtuosité n’est pas une fin en soit, comme chez un Oscar Peterson. Le solo de Gilad sur You and the night est un sommet. Il se dégage du « couple » piano/contrebasse une complicité musicale et humaine hors-pair(e) de tous les instants, comparable à celle qui unit John Patitucci à Wayne Shorter« . »(Michel Delorme)

Pascal Szulc.

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