Musique

Enrico Macias fête cinquante ans de carrière…

Enrico Macias fête cinquante ans de carrière…

09 septembre 2012 | PAR Charlotte Bonnasse

Tout le week-end Enrico Macias a chanté à l’Olympia pour « fêter ses cinquante ans de carrière » (…et il en reste encore cinquante autres !). Il avait invité à l’occasion la très belle Milena Kartowski pour ouvrir le concert (voir notre live report); du yiddish mystique on est passé aux rythmes enlevés arabo-andalous…pour un résultat des plus réussis !

Quand le chanteur arrive sur scène, dans son indémodable costume gris, guitare à la main, ça détonne : on siffle, on lance des « Enrico » à tue-tête, on applaudit, on est ému. Le chanteur commence par un hommage à ses racines orientales avec deux chansons qu’on hurle les bras en l’air : Le violon de mon père et Adieu, mon pays ouvrent la danse et donnent le ton. Enrico pose tout de suite le contexte : voilà « cinquante ans » qu’il chante pour nous, « grâce à nous », et ça se fête. Il en profite pour remercier avec chaleur les personnalités qui l’ont aidé, soutenu : le grand parolier Jacques Demarni, le grand maître de la chanson française Jean Claudric, et tous les autres, Marc Esteve, Didier d’Abbadie, Didier Barbelivien, Delanoë… On ne change pas les chansons qui marchent ! C’est encore ce soir qu’Enrico reprend Paris tu m’as pris dans tes bras, qu’il avait chanté pour la première fois à l’Olympia. Une rétrospective toute en émotion.

C’est aussi sous le signe de la musique judéo-arabe qu’Enrico a concocté ce répertoire, en mettant l’accent sur ce qui a fait son succès : avec le poétique refrain des Gens du Nord (qui ont dans leurs yeux le soleil qu’ils n’ont pas dehors) et l’hymne à la féminité Vous les femmes, les fans ont été servis. On danse, on chante avec toute la troupe de musiciens, qui ne tarit pas de ce rythme oriental qui nous déhanche et nous enchante. On a même eu droit à une inédite… Adio querida (yo quiero la vida), une nostalgie d’amour espagnol… Enrico Macias a redonné au public tout son savoir-faire de guitariste juif, espagnol, arabe… Bref, un cocktail qui n’a pas laissé indifférent. C’est la musique arabo-andalouse qui a clot la fête, avec en prime le duo Enrico-Khaled sur Aisha (la reine de Saba des années 90!). Sur un magnifique final instrumental arabisant, on a du mal à quitter la salle. Promis, on reviendra Enrico…

Découvrez le nouvel album d’Enrico Macias, Venez tous mes amis !, un album de duos de ses plus grands tubes.

Visuel : 1ère photo, site officiel d’Enrico Macias, 2ème photo, David Krüger avec l’aimable autorisation de Milena Kartowski.

 

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Charlotte Bonnasse

7 thoughts on “Enrico Macias fête cinquante ans de carrière…”

Commentaire(s)

  • L’article est erroné : le duo a eu lieu avec Khaled qui chante Aisha. Kamel Labecci est le musicien, maître de la musique arabo-andalouse d’Enrico et qui est assis au violon.

    septembre 10, 2012 at 23 h 19 min
    • Charlotte Bonnasse

      merci pour vos remarques, l’article a été corrigé.
      bien cordialement,
      Charlotte Bonnasse

      septembre 11, 2012 at 12 h 27 min
  • DYLAN

    Comme toujours, la soirée du 9/9/2012 avec Enrico, fut sublime.

    septembre 14, 2012 at 3 h 57 min
  • Ce dimanche 9 septembre nous avons assisté à l’Olympia à un concert unique en son genre .
    Loin des obus, loin des tanks ou des missiles, Miléna Kartowski et Enrico Macias nous ont montré que l’art, la culture, la musique, le chant pouvaient tous nous unir. Deux peuples, deux cultures différentes mais tous deux réunis sur une même scène .
    Miléna revisitant des textes hassidiques et les interprétant très jazzy . Accompagnée de Nicolas Arnault au piano, de Blaise Chevallier à la contrebasse et de Nils Wekstein aux percussions , la voix de Miléna allant des graves aux aigus vous charme jusqu’à la dernière note à vous en donner la chair de poule.
    Les tubes des années 60 d’Enrico Macias clamant la paix,la fraternité, l’union des peuples lancent un appel toujours d’actualité. Sa présence sur scène tout aussi dynamique qu’il y a 30 ans ,et son timbre de voix si chaleureux m’ont scotchée.

    Un moment fort , aussi important que toute loi votée par des députés.

    septembre 14, 2012 at 19 h 16 min
  • DYLAN

    A Lara (étudiante en théatre de Metz) avec qui j’ai vu ce spectacle sublime d’Enrico Macias le 9/9/2012, je précise que j’ai mal transcris son numéro de tel et que par conséquent je n’ai pu la joindre. Réponds moi sur ce site si tu m’as lu.

    septembre 15, 2012 at 9 h 44 min
  • Marc

    C’était un très bon souvenir. L’ambiance inégalable.

    septembre 28, 2012 at 22 h 28 min

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