Electro
[Live report] Marvellous Island, deuxième !

[Live report] Marvellous Island, deuxième !

12 mai 2014 | PAR Enora Le Goff

Deuxième édition du Marvellous Island, nouveau festival parisien de musique électro : pendant quatre jours, l’île de la Porte Jaune, à l’est de Paris, vibre au son des plus grands DJ, le tout dans un cadre exceptionnel.

Marvellous island

Arrivée à 20h. Une première chose s’impose : au vu de la communication faite autour du festival, on se serait attendu à un espace beaucoup plus grand. Mais ce n’est finalement pas plus mal (au moins, on parvient à se repérer sans trop de difficulté…) Ici, le cadre est merveilleux, des pelouses ont été installées entre les différentes salles, des guirlandes lumineuses sont accrochées aux arbres et en faisant attention, différents animaux trônent un peu partout : gorilles, perroquets… Pour Robin, 21 ans : « le cadre participe vraiment à l’ambiance, on n’est pas souvent habitué à une telle prise en compte des décors en festival ! Ça fait vraiment du bien, d’autant plus qu’en venant de Paris, un peu de Nature ce n’est jamais de refus ! « 

Il est à peine 20 h30, et les Autrichiens de Naxxos commencent déjà à chauffer les foules. A quelques pas, c’est sur les sonorités de « Bangui » que dansent un groupe d’amies, venues de Bretagne d’abord pour le set de Robin Schulz, mais pour qui il n’est « pas question de rater Naxxos, dommage qu’ils passent un peu tôt mais bon« . Pour tenir la soirée, direction le bar, afin de se redonner du cœur à l’ouvrage, mais les festivaliers déchantent bien vite. En effet il faut préalablement acheter des tickets conso (donc faire la queue un bout de temps) pour ensuite refaire la queue au bar… Pour Charles, 24 ans, jeune festivalier :  » le système de conso n’est vraiment pas bien fait, en plus ça reste vraiment cher, 9 euros la pinte!  » Au Marvellous, mieux vaut prévoir bon nombre de billets en poche, « déjà que la soirée est à 40 euros, je trouve ça un peu abusé « .

A 22h, toujours dans la Temple Stage, Nico Pusch met en transe le public avec une minimale progressive qui pénètre avec douceur et force chaque festivalier. Pas moyen alors de parler à qui que ce soit : les gens sont seuls… avec la musique! Dehors le temps se maintient, malgré une journée apocalyptique la nuit commence sans trop être arrosée (du moins pas par la pluie !)

Il est minuit, et l’on retrouve les jeunes bretonnes devant Robin Schulz qui produit un set endiablé, l’Allemand, nouvelle coqueluche des festivals d’électro s’amuse il faut le croire, à briser le plancher de la salle en faisant danser et virevolter son public. Un set électrisant, une osmose constante avec le public, notamment lorsque « Willst Du » et « Prayer » se mettent à résonner aux oreilles de ce dernier. Pour Solenn 20 ans, habituée de Panoramas à Morlaix, « la petite taille des salles ici permet vraiment d’être proche des artistes, même si le son est moins fort ici, on voit les artistes, ça apporte une certaine intimité dans leur set« .

Dans la Black Box commence à résonner à 2h le concert de Solomun, d’origine bosniaque le DJ met à disposition du public une house épurée, mais à laquelle nous n’assisterons pas si longtemps pour aller assister au concert très attendu de Klingande. Le duo lillois a su réveiller l’énergie illimitée du public à une heure pourtant avancée. L’un mixant, l’autre debout sur la table de mixage, le duo surplombe la Temple Stage et insuffle aux festivaliers une force hors du commun. Pendant presque deux heures Klingande fait danser le public, qui exulte dans une transe commune. Chose improbable, des piscines de frites sont présentes partout, on se croirait à un concert de groupie, tant le bonheur d’être là se ressent en chacun. « Punga » et « Jubel » font décoller la foule et le duo termine sur une reprise magistrale des plus grands succès de Bakermat, « Vandaag » notamment, qui finit d’achever un public déjà au comble du bonheur. Déjà vu à Panoramas la taille réduite des salles confère une nouvelle dimension à l’appréciation du groupe, selon Anna, 21 ans « c’était dingue, le type était sur la table avec son saxo, la foule était en transe, une magnifique fin de festival« .

C’est sur ce concert que l’on quitte le festival, ne pouvant assister au reste des festivités qui donnaient pourtant à voir de magnifiques concerts, comme ceux de Fritz Kalkbrenner ou Dubfire… Aussi pour sa deuxième édition le Marvellous Island continue dans sa lancée, à savoir une line-up alléchante dans un cadre hors du commun, malgré quelques problèmes d’organisations le tout reste très agréable (mais très cher).

A l’année prochaine ?

Visuel : (c) affiche du festival

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Enora Le Goff

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