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Agenda sélectif des soirées d’octobre

Agenda sélectif des soirées d’octobre

01 octobre 2018 | PAR Rodolphe Pete

Voici une sélection subjective, forcément incomplète mais fondée sur des coups de cœur, de soirées à Paris et en régions pour un premier mois d’automne forcément électro !

 

Coups de coeur

5 au 7 octobre, Name festival, Lille et Roubaix

Terre électro par excellence avec sa frontière belge, le Nord accueille en son sein un rendez-vous désormais essentiel du circuit français qui brille encore une fois par une programmation sans fausse note. Avec notamment Paul Tempke, Mano Le Tough, Tale of Us, Marcel Dettmann, Ame (dj set) et Agoria en live. A ne pas manquer non plus, le back to back entre The Hacker et Job Jobse.
Pratique : www.lenamefestival.com

Mercredi 10 octobre, Richie Hawtin, l’Olympia, Paris

Grand maître mondial de la techno, notamment sous son alias Plastikman, le Canadien a inventé beaucoup de choses avant de se perdre dans des récréations ibiziennes pas toujours du meilleur goût ou de voguer vers sa passion du saké. Moins novateur en production que dans les années 90, il peut en revanche toujours surprendre en live. C’est l’espoir de cette soirée, surtout vu les prix.
Pratique : à 20 h, de 41, 80 à 52, 80 euros.28, boulevard des Capucines, Paris IX.

10 au 20 octobre, Nancy Jazz Pulsations, Nancy

C’est une institution qui fête ses 45 ans en 2018. Au milieu d’un programme foisonnant, il y a notamment une soirée électro 19 octobre, avec, excusez du peu Laurent Garnier, Arnaud Rebotini en live, Scan X live et Unzip. Il y a pire en effet comme line-up… Et pour Laurent Garnier, qui a déjà joué en live avec notamment le jazzman norvégien Bugge Wesseltoft, le NJP sonne comme une belle évidence.
Pratique : www.nancyjazzpulsations.com

Vendredi 12 et samedi 13 octobre, Big Bang festival, Saint-Denis

Len Faki, Sam Paganini, Dasha Rush live, Pralesh (Praslea et Raresh) entre autres…Voilà qui promet une belle pluie de BPM pour un panel techno allant de la minimale aux rythmes plus soutenus d’un Len Faki. Il ne faut surtout pas rater le live de la divine et passionnante Dasha Rush qui mériterait une exposition médiatique beaucoup plus soutenue.
Pratique : www.marvellous-island.fr

Jeudi 18 octobre, Max Cooper live, la Gaîté lyrique, Paris

Dans la galaxie des producteurs faisant le grand écart de l’électronica à la techno qui brillent de mille feux, sans besoin d’effet de mode, s’est naturellement imposé Max Cooper avec un sens inné de la production qui va transformer ce concert en odyssée spatiale et spéciale, idéale pour découvrir son nouveau album, sorti le mois dernier, « One Hundred Billions Spark ».
Pratique : www.gaite-lyrique.net

24 au 27 octobre, Nordik Impakt, Caën

Adriatique, Blawan, Charlotte de Witte, Daniel Avery, Honey Dijon, Ilario Alicante, Jennifer Cardini, Josh Wink, Laurent Garnier, Maceo Plex, Madben, Nicole Moudaber, Rebolledo… Pour ses vingt ans, le festival normand met les petits plats dans les grands. Une liste impressionante d’invités pour fêter comme il se doit un cap important et le début d’une nouvelle ère. La rave continue !
Pratique : www.nordik.org

Mercredi 3 octobre, Big Pastis, Franck Roger, Nice

Presque 20 ans de carrière déjà pour le boss des labels de référence house Real Tone et Home Invasion qui continue de porter plus que jamais, en production comme en mix, la bonne parole house dans le monde entier. Avec une chaleur communicative jamais démentie. Le Parisien sera accueilli par le dj local Nicolas Collonge.
Pratique : 19 h-0 h 30, Gioia, 10 boulevard Dubouchage. 10 euros.

Jeudi 4 octobre, Rexist 9, Joy Orbison, Ivan Smagghe, Rex club, Paris

Le plus Londonien des Français accueille une grande figure inclassable d’outre-Manche, ce qui leur fait un point commun. Dubstep, UK garage, house ? Que sont les étiquettes quand la qualité est au rendez-vous ? Ivan Smagghe peut lui aussi se targuer de brouiller les pistes depuis longtemps. Sa grande culture musicale fait toujours plaisir à entendre aux platines. Parfois sombre mais tellement profonde et passionnante… Avec aussi Simon Cell.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle), à partir de minuit. 12 ou 15 euros.

Vendredi 5 octobre, Kerri Chandler, Djebali, Rex club, Paris

S’il vient régulièrement à Paris, c’est toujours un événement d’entendre un maître de la house tel que Kerri Chandler, auteur d’hymnes intemporels comme « Rain ». L’occasion de constater que sa réputation de producteur demeure intacte et de passer le flambeau aux nouvelles générations, représentées notamment par le résident talentuex Djebali.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle), à partir de minuit. 15 ou 20 euros.

Vendredi 5 octobre, Concrete invite Kompakt, Paris

Michael Mayer, Fango, Rex the dog (live), Patrice Bäumel, Phillip Jondo. Quand un label de référence allemand tel que Kompakt se pose à Paris, surtout avec son patron en première ligne, il ne faut pas hésiter une seule seconde. Notamment pour écouter un des producteurs les plus passionnants du moment, Patrice Bäumel, auteur du sublissime “In This World” sur Correspondant, label très recommandable de Jennifer Cardini.
Pratique :69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 23 heures, 15 euros sur place.

Samedi 6 octobre, Boys Noize et Djedjotronic, la Belle Electrique, Grenoble

Les mauvaises langues diront que la turbine est de sortie ! Certes, le label Boys Noize records ne fait pas toujours dans la dentelle et les sons portés par son fondateur, Alex Ridha, ne mettent en avant une efficacité de bulldozer. Mais sa force et sa passion ne sont plus à démontrer, comme la persévérance de Djedotronic qui vient de sortir un premier album agréablement surprenant.
Pratique  : 12, esplanade Andry Farcy, à partir de 23 h. 19 à 21 euros.

Samedi 6 octobre, Hypnotik festival, Lyon

Agoria, N’to live, Patrice Bäumel, Ellen Allien, Joseph Capriati, Shlomo live : voilà un programme techno de haute volée qui rassemble plusieurs générations et styles. Un grand écart intéressant qui permettra notamment de découvrir pour certains l’univers de Shlomo, capable d’ambient comme de son beaucoup plus durs, mais avec une vraie présence scénique. Avec aussi une salle psytrance et un espace hardmusic…
Pratique  : 20, rue de la Poulaillerie, Lyon II. A partir de 22 h.

Samedi 6 octobre, Mano Le Tough all night long, Badaboum, Paris

En seulement quelques années, l’Irlandais s’est imposé sur la scène internationale avec son label Maeve, son sens de la production originale comme du remix et sa capacité à créer un son tout de suite identifiable. Au croisement de la house et de la techno, une minimale dans le bon sens du terme, qui peut convaincre les clubbers mainstream comme les plus exigeants. A l’image de “An Hour in the Morning”.
Pratique : à partir de 23 h 30, 2 bis rue des Taillandiers, Paris XI.15 euros en prévente.

Samedi 6 octobre, Oliver Huntemann, Dieze Warehouse, Montpellier

Parmi les producteurs allemands aussi discrets que talentueux, Oliver Huntemann figure en bonne place. Même s’il vient pour un dj set (de quatre heures), son passage n’est pas à manquer, d’autant qu’il sera accueilli par un sacré talent local, Citizen Kain, lui aussi réputé pour la qualité de ses créations. Pour celles et ceux qui n’ont jamais entendu le son du boss de Senso Sound, voilà une excellente occasion de se rattraper ! Avec aussi The Wide Shadow et Blank.
Pratique  : à partir de minuit, 188 avenue Marché Gare.12 à 18 euros.

Vendredi 12 octobre, Molécule, Dave Clarke, Myako, Rex club, Paris

Live en son spatialisé dans le noir : le producteur français Molécule promet une surprise de taille dans le temple techno de la capitale. Autant d’éléments qui mettront en valeur le travail original de ce voyageur parti à l’assaut du Grand nord pour en ramener des pépites comme « Sila ». Une soirée encore plus immanquable quand on sait qu’il a aussi invité notamment Dave Clarke, le Baron de la techno en personne…
Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle), à partir de minuit. 15 ou 20 euros.

Vendredi 12 octobre, Traumer, i Boat, Bordeaux

Devenu coqueluche des plus grandes scènes, Romain Reynaud est un bourreau de travail surdoué qui compose depuis son adolescence dans le Sud. Repéré par Electric Rescue, il collabore avec les plus grands (Dj Deep pour le duo Adventice, Len Faki qui l’a accueilli sur son label Figure) et multiplie les projets avec une aisance déconcertante (en dj set ou live, sous son alias Roman Poncet notamment). Il faut juste lui souhaiter de ne pas exploser en vol. Avec aussi De Vedelly.
Pratique : quai Armand Lalande, bassin à flot n°1, www.iboat.eu

Samedi 13 octobre, Cari Lekebusch, Concrete Paris

Minimal techno dj set : le ton est donné pour la couleur musicale de la soirée. Moins connu qu’Adam Beyer et son label Drumcode, Cari Lekebusch est tout sauf un simple porteur d’eau dans le peloton techno suédois. Le quadragénaire possède un CV de producteur à faire rêver, ayant promener ses mélodies aussi bien chez Turbo que Planet Rhythm. Avec aussi Binh, Seuil, Loop Exposure (live), Playground Paris.
Pratique :69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 23 heures, 15 euros sur place.

Samedi 13 octobre, Terrence Parker et Merachka, 1988 live club, Rennes

House à la sauce Detroit avec un duo popularisé par son hit “Don’t Waste Another Minute” en 2016. Soit l’alliance d’un solide dj (qui utilise un combiné de téléphone comme casque), technicien hors pair au point de parfois abuser du scractch, et d’une voix qu’on retrouve aussi derrière les platines, silhouette mystérieuse derrière casquette et cagoule comme par exemple son aîné DJ Stingray. Detroit way of life…
Pratique :27, place du Colombier, à partir de minuit, 5 à 7 euros en prévente, 10 euros sur place.

Samedi 13 octobre, Berliner techno-nacht, l’Autre canal, Nancy

Ellen Allien, Tommy Four Seven, Avec aussi Ancient Methods, Toxic, Ctl ! Et Imecka. Dans le cadre de Nancy Jazz Pulsation, le club lorrain accueille deux grands noms de la techno. Honneur aux dames avec la reine du label B Pitch, toujours en haut de l’affiche avec une régularité de métronome. Son cadet berlinois Tommy Four Seven ne manquera pas de sortir la grosse artillerie de basses pour faire s’envoler le dancefloor.
Pratique : à partir de 22 h, 45 boulevard d’Austrasie.

Samedi 13 octobre, Arnaud Rebotini, Zénith, Toulon

Auréolé cette année d’un César pour la bande originale de “120 battements par minute”, Arnaud Rebotini a franchi un palier grand public qui lui a permis d’élargir son audience sans rien changer de sa façon de constuire un son empruntant à l’électro, au rock et à la new wave pour des performances live aussi maîtrisées que puissantes. Le géant moustachu est toujours un grand moment en concert. Une énergie qui ne peut laisser indifférent. Avec aussi Forever Pavot et Bleu Canyon.
Pratique : à partir de 21 h, 13 ou 16 euros. Boulevard Commandant Nicolas.

Vendredi 19 octobre, Maxime Dangles, la Java, Paris

Véritable professeur Tournesol des machines, la jeunesse en plus, le Sudiste Maxime Dangles est très tôt sorti de l’anonymat en signant chez Kompakt ou en assurant le warm-up à Nuits Sonores. Excellent et prolifique producteur (le magnifique album « Résilience »), membre du trio Mod3rn avec son ami Electric Rescue, c’est aussi un dj terriblement efficace. Avec aussi Mediane, Mersel live et Koddi.
Pratique : 105, rue du faubourg du Temple, Paris X. A partir de minuit,8 euros en prévente.

Samedi 20 octobre, Zadig, l’Ostra club, Nancy

Membre du quatuor Unforseen Alliance avec Voiski, Birth of Frequency et Antigone, le barbu Zadig mène aussi parfaitement sa barque en solo, autant en dj qu’en producteur. Adepte d’une techno puissante qui emporte tout sur son passage, il n’est pas pour autant un bourrin autoroutier qui lasse son public. Une valeur sûre qui s’exporte et c’est tant mieux. Avec aussi Marcelus, Stephanie Sykes et Imecka
Pratique : à partir de minuit, 34 boulevard d’Austrasie, 13 euros sur place.

Mercredi 24 octobre, Jack de Marseille, hôtel C2, Marseille

Le fondateur de Wicked records sur ses terres, c’est un régal assurément. Non pas que Jacques Garotta soit mieux performant à l’extérieur, mais lorsqu’on joue à domicile, la motivation monte d’un cran sur les platines. Ce vieux routier du circuit a gardé depuis ses débuts, il y a un quart de siècle une vraie fraîcheur de mix. Chapeau, l’artiste.
Pratique : 19 h 30-23 h, 48 rue Roux de Brignoles, Marseille VI. Entrée gratuite.

Vendredi 26 octobre, Bicep live, Concrete Paris

Voilà à quoi peut mener un blog ! Dix ans après, le duo irlandais a sorti un premier album remarqué, est devenu à la mode et s’est construit un son qui, s’il n’est pas toujours subtil, possède le don de donner la fièvre (pas seulement le samedi soir) au dancefloor. House et techno puisant aux racines sans révolution, mais avec un beau coup de jeune ! Avec aussi LNS, Hammer, Azamat &Manaré.
Pratique :69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 23 heures, 15 euros sur place.

Vendredi 26 octobre, MSE invite Felix Krocher, Magazine club, Lille

Le trentenaire allemand s’est fait connaître en mettant un turbo surpuissant à ses sets. Il a depuis baissé la cadence, se rapprochant d’une minimale moins surprenante qui peut décevoir quand elle suit en effet tant d’autres exemples (comme Adam Beyer). Mais la qualité demeure au rendez-vous. Avec aussi Matthus Raman, Samuel Sanders, Mig Sander.
Pratique : à partir de minuit, 54 rue de Trévise. 8 euros.

Vendredi 26 octobre, Astroclub, Warehouse, Nantes

Avec Lenny Dee, The Dj Producer, Manu le Malin, Madrox côté hardocre; Elisa do Brasil, Seydou vs Hadz côté drum n’ bass. Voilà deux raisons de ne pas bouder ce club à la sauce Astropolis (Manu le Malin et Elisa do Brasil étant tous les deux résidents de la plus ancienne rave de France) pour des sensations sonores qui vont bien secouer les jambes et les oreilles !
Pratique : à partir de minuit, 21 quai des Antilles, 13 à 18 heures en prévente, 20 euros sur place.

Mercredi 31 octobre,  cinquième anniversaire Forever DNB, Rex club, Paris

Mercredi, ce n’est pas seulement le jour des enfants. Au Rex club, c’est le soir de la drum n’ bass avec la maîtresse de cérémonie Elisa do Brasil qui réserve quelques belles surprises pour l’anniversaire d’un quinquennat ô combien important. Ils ne sont pas si nombreux les lieux de la capitale à accueillir ce courant musical essentiel, même s’il ne se renouvelle pas toujours.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle), à partir de minuit. 9 euros.

(Photos : Rodolphe Peté)

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