Musique
El tiempo de la Revolución », merveille signée Erik Truffaz Quartet, sortie le 29/10

El tiempo de la Revolución », merveille signée Erik Truffaz Quartet, sortie le 29/10

20 septembre 2012 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Et de 10. Le quartet qui entoure le célèbre trompettiste sort le 29 octobre un bijou de jazz, El tiempo de la Revolución. Comme toujours le souffle se fait tranquille, dans une puissance naturelle. Poétique et sensible au plus haut point. Coup de cœur.

Le quartet se crée en 1997, à l’époque composé de Marcello Giuliani à la basse, Marc Erbetta à la batterie et de Patrick Muller au clavier, remplacé par Benoît Corboz. En 2003, un virage pris sera la signature de Truffaz, celle d’une distorsion à sa trompette.

Cette révolution là commence par El tiempo, elle résonne avec Revolución of time qui clôt l’album. Le premier commence doucement par de la batterie pour offrir un cri d’appel rapidement. Revolución of time débute par un piano tendre. La trompette souffle à peine. Le tempo est plus lent. Entre ces deux déclarations tant opposées que complémentaires, huit titres se déploient.

Un Istanbul tango offre un voyage de temps, Fender Rhodes à l’appui et basse funk, Blue Movie est le premier titre qui fait surgir la douce et profonde voix d’Anna Aaron, elle apparaît aussi A better heart et Blow away. Trois tubes atomiques. Elle magnifie le talent des musiciens dans une interaction évidente. Ces titres glissent dans une tessiture plus pop, fort agréablement déroutante. Les rythmes du superbe African Mist nous entraînent, à l’aide de la reverb lampe posée sur l’orgue Hammond une ambiance hallucinée bien agréable. Le Luna Mentirosa se situe dans un style plus soul, tout à fait apaisant. Un souffle qui passe est le titre le plus expérimental, complètement relâché de toute écriture. Dialogue parfait entre le piano et le souffle. Mr K résonne avec Istanbul Tango, accents motown en prime.

La force de l’album est de naviguer entre les sentiments et les tessitures. La trompette vient toujours scier les lignes de basse offrant des frissons sans excès de sentimentalisme, Truffaz ne s’exprime qu’en jouant, tant mieux.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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