Musique

DJ Snake ferme cette journée des Solidays, diable aux platines

DJ Snake ferme cette journée des Solidays, diable aux platines

23 juin 2018 | PAR Agnes Polloni

Le célèbre DJ qui a fait se déhancher des milliers ou plutôt des millions de jeunes sur le cultisme Turn Down For What ? était de retour ce vendredi aux Solidays, pour un cocktail explosif. 

Son actualité musicale est aussi riche que la violence de ses beat, il vient tout juste de lancer Magenta Riddim il y a quelques mois, que le DJ français redémarre au quart de tour, lors des Solidays. Après Jain, Nekfeu ou encore Milky Chance en fin d’après-midi (lire notre live-report), le soir très tard, fidèle à son poste William Sami allume les foules, pour des sets variés, violents, commerciaux ou complètement hors-normes. Minuit quinze, la foule se presse et devint compacte de la scène Bagatelle à celle du Grand Paris, se précipitant dans les espaces vides pour aller plus vite. Il y a DJ Snake qui arrive, une heure de pure démence musicale, qu’il faut à tout prix voir dès le début. Heureusement, Luc Barruet s’empare du micro pour saluer la foule encore présente, et demander à ce que l’on remercie tous les bénévoles « débuts-fin » qui permirent l’installation, le montage et le montage du site Solidays, qu’il préparèrent durant plusieurs mois. Juste le temps d’un bref salut, et de rappeler que la cause des Solidays est loin d’être finie, nous voilà plongée dans l’obscurité malsaine et pleine de tensions qu’a volontairement créée le DJ.

Il démarre sur des sets music-pop, afin de mieux pouvoir relâcher la pression après, et terminer sur le plus trash de l’EDM et la Trap, ses deux grands dadas. Tous les plus jeunes, collégiens et lycéens ont fui, il ne reste plus que des jeunes adultes, encore assoiffés de Trans. Grâce à Leon on, l’un des morceaux les plus écoutés et les plus connus de Major Lazer, DJ Snake parvient à se hisser en douceur, le long de ses platines endiablées, lunettes de soleil au nez. Mais tout devient bien plus sombre lorsque que Cat Killer est invité : le DJ se métamorphose. D’un ange, nous voilà à un démon qui prêche volontiers la mauvaise parole, pour le meilleur du son. Tout le monde doit se baisser pour Get Low, afin de se redresser et enflammer encore plus le dancefloor, ou plutôt le parterre d’herbe complètement déchainé, qui s’électrise à l’idée de continuer à danser en rythme.

Pour DJ Snake, l’ancien et le nouveau se mélange à souhait, tant que l’on vibre au son des tonalités. Juste le temps d’un Gassed Up furtif, et nous voilà replongé dans le futurisme de l’artiste, joueur il n’hésite pas à projeter des jets de feu, pur symboliser qu’il est le seul à faire ça. À la manière de Jain qui se jette dans une boule géante sur la foule, ils ont tous une manière secrète de signifier qu’ils sont uniques et irremplaçables. Ça, nous l’avons bien compris, du reste une chose est irremplaçable, et commence à penser lourd dans le coeur des festivaliers  : la fatigue de s’être déhanchés et déchainés sur cette dernière heure. Le moment est venu de se reposer pour redémarrer les jours suivants, avec toute la bienveillance qui nous confère ce festival.

Agnès Polloni 

Crédits Images : Agnès Polloni 

Crédits DJ Snake : Wikimédia Commons

Infos pratiques

Mucem
ÉTINCELLE (THÉÂTRE DE L’)
Agnes Polloni

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *